Le retournement de situation aurait pu lui offrir l’occasion de se reprendre. Il n’en sera rien. Bredouille, visiblement dépassé par l’instant, l’acteur prolonge la série de maladresses amorcée dès son arrivée. « Il est où Jim Carrey, merde ! » lance-t-il face à une assemblée de plus en plus perplexe. La référence à la star américaine, totalement déconnectée du contexte, accentue l’impression d’un discours totalement improvisé.
Pierre Lottin avoue d’ailleurs n’avoir strictement rien préparé. Après quelques secondes d’hésitation, il choisit de dédier son César au peuple iranien, introduisant une dimension géopolitique inattendue dans une cérémonie jusqu’alors centrée sur le cinéma français. La dédicace, sincère ou non, peine à masquer le désarroi d’un lauréat manifestement incapable de structurer une prise de parole cohérente.
Cette victoire aurait dû marquer l’aboutissement d’une carrière. Elle restera surtout comme le point culminant d’une soirée où l’acteur aura incarné le chaos cérémoniel du début à la fin.
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