L’activité cérébrale de chaque participant a été enregistrée par électroencéphalographie (EEG) pendant les sessions de rédaction. L’objectif n’était pas seulement de comparer la qualité des textes produits, mais d’observer comment le cerveau se mobilisait selon le niveau d’assistance disponible.
Les résultats montrent une hiérarchie nette. Les participants travaillant sans aucune aide numérique présentaient l’engagement cérébral le plus élevé. Ceux qui utilisaient un moteur de recherche se situaient entre les deux. Les utilisateurs de ChatGPT affichaient, eux, les niveaux d’activité les plus faibles.
Moins d’effort intellectuel délégué, moins de mémoire du contenu produit
Au-delà de l’activité cérébrale mesurée en temps réel, les chercheurs ont observé une différence notable du côté de la mémoire. Certains participants ayant utilisé l’IA éprouvaient davantage de difficultés à se souvenir précisément de ce qu’ils venaient d’écrire.

Contre toute attente, quelques-uns avaient même du mal à citer une phrase issue de leur propre essai peu après l’exercice. Un résultat qui s’explique, selon les auteurs, par le fait que chercher ses mots, hésiter, corriger une formulation ou construire soi-même un raisonnement sont des opérations qui participent à l’appropriation d’une information.
Articles suggérés
1 600 € de retraite après 45 ans de cotisations: le coup de gueule d’un Espagnol
Juan Leo, retraité espagnol de la génération baby-boom, perçoit 1 600 euros de pension mensuelle après 45 ans de cotisations. Invité sur le plateau…

