Les durillons, eux, sont plus diffus et apparaissent davantage sous la plante du pied. Dans un premier temps, une friction prolongée peut aussi provoquer des ampoules remplies de liquide, susceptibles de prendre une teinte jaune en cas d’infection.
Le risque invisible : bactéries et champignons
Au-delà des problèmes mécaniques, les chaussures de seconde main posent un problème d’hygiène. La transpiration, les bactéries et les champignons de l’ancien porteur peuvent subsister à l’intérieur de la chaussure et se transmettre à un nouveau propriétaire.

C’est ainsi que des infections comme le pied d’athlète ou les mycoses des ongles peuvent se développer. Ces affections se manifestent généralement par des démangeaisons, des rougeurs, une peau qui pèle ou des ongles jaunes et épaissis — des symptômes distincts des cors, mais tout aussi inconfortables.
La mauvaise hygiène de la chaussure d’occasion constitue donc un vecteur de contamination souvent ignoré au moment de l’achat.
Prévention et traitements : les bons gestes
La première mesure consiste à cesser de porter les chaussures en cause et à les remplacer par des modèles adaptés à votre pied : une large boîte à orteils, un bon maintien de la voûte plantaire et un amorti suffisant sont les critères essentiels.

Pour soulager les cors et durillons existants, il est recommandé de faire tremper les pieds dans de l’eau tiède savonneuse pendant dix à vingt minutes, puis de lisser doucement la zone avec une pierre ponce ou une lime. Il ne faut jamais couper la peau soi-même. Des coussinets de protection, des manchons en gel ou des crèmes à base d’urée permettent de réduire la friction et d’assouplir la peau durcie.
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