
Ingrédients :
- Cream cheese — Prendre le bloc, pas la version en tube ou tartinable. La texture est complètement différente : plus dense, moins aqueuse, et elle tient beaucoup mieux à la cuisson. Philadelphia ou Saint-Môret en format bloc. Il doit être sorti du frigo au moins une heure avant — froid, il fait des grumeaux qu’on n’arrive plus à lisser.
- Carottes — À râper soi-même, au moment de faire la pâte. Les carottes râpées en sachet sont trop sèches et donnent une texture granuleuse. Deux grosses carottes normales suffisent pour avoir des fils bien visibles dans la mie.
- Huile végétale — Pas du beurre. Le beurre se solidifie au froid et durcit le gâteau. L’huile reste liquide et garde la base carotte tendre même après une nuit au réfrigérateur. Tournesol ou colza, ça marche très bien.
- Raisins secs — Les faire tremper 15 minutes dans de l’eau chaude avant de les incorporer. Secs, ils absorbent toute l’humidité autour d’eux pendant la cuisson. Trempés, ils deviennent gonflés et moelleux — de petites poches de douceur dans chaque bouchée.
L’odeur de cannelle qui monte pendant que l’Instant Pot siffle doucement — c’est le signal que quelque chose de bien est en train de se passer. Deux desserts iconiques dans un seul moule, sans allumer le four. Pourquoi se compliquer quand on peut avoir les deux à la fois ?

La tranche posée dans l’assiette dit tout. En bas, la base carotte : dense, légèrement collante, d’un brun-orangé profond strié de morceaux de noix et de raisins gonflés. Au-dessus, le cheesecake d’un blanc cassé presque nacré, qui tremble à peine quand on bouge l’assiette. Le glaçage cream cheese ondule en vagues crémeuses, et le caramel coule en filets ambrés qui descendent lentement sur les côtés. La cannelle, la muscade et la vanille font une odeur de boulangerie un dimanche matin.
Pourquoi vous allez adorer cette recette
Les ingrédients en détail

Tout ce qu’il faut pour un dessert qui en jette : carottes fraîches, cream cheese bien froid et les épices qui font toute la différence.
- Cream cheese : Prendre le bloc, pas la version en tube ou tartinable. La texture est complètement différente : plus dense, moins aqueuse, et elle tient beaucoup mieux à la cuisson. Philadelphia ou Saint-Môret en format bloc. Il doit être sorti du frigo au moins une heure avant — froid, il fait des grumeaux qu’on n’arrive plus à lisser.
- Carottes : À râper soi-même, au moment de faire la pâte. Les carottes râpées en sachet sont trop sèches et donnent une texture granuleuse. Deux grosses carottes normales suffisent pour avoir des fils bien visibles dans la mie.
- Huile végétale : Pas du beurre. Le beurre se solidifie au froid et durcit le gâteau. L’huile reste liquide et garde la base carotte tendre même après une nuit au réfrigérateur. Tournesol ou colza, ça marche très bien.
- Raisins secs : Les faire tremper 15 minutes dans de l’eau chaude avant de les incorporer. Secs, ils absorbent toute l’humidité autour d’eux pendant la cuisson. Trempés, ils deviennent gonflés et moelleux — de petites poches de douceur dans chaque bouchée.
- Crème fraîche épaisse : C’est l’ingrédient qui différencie un cheesecake plat d’un cheesecake avec du caractère. Elle apporte une légère acidité qui coupe la richesse du cream cheese. En France, la crème fraîche épaisse entière à 30% fait exactement le même travail que la sour cream américaine.
On attaque la pâte carotte
Dans un grand bol, on fouette le sucre brun avec l’huile jusqu’à obtenir un mélange homogène, légèrement brillant. On ajoute les œufs un par un, puis la vanille. La pâte devient lisse, un peu sablée sous le fouet. On mélange séparément la farine, le bicarbonate, la cannelle, la muscade et le sel — une bonne pincée de chaque, on ne lésine pas sur les épices sinon la base carotte n’a aucun caractère. On incorpore les ingrédients secs dans les humides en travaillant doucement, juste assez pour faire disparaître la farine. On termine en pliant carottes râpées, raisins trempés et noix grossièrement hachées. La pâte est épaisse, presque collante, et elle sent déjà la cannelle.

