
L’actrice décrit une vigilance de chaque instant. «Quand je maigris, quand j’ai mal au bide, quand je me sens un peu trop fatiguée… La menace est toujours là», a-t-elle confié. Une épée de Damoclès qu’elle a choisi d’affronter plutôt que de subir.
Une combativité affichée dès le premier jour du traitement
Dès l’annonce du diagnostic, Clémentine Célarié a choisi une posture offensive. Elle s’est dit «OK, je vais lui casser la gueule, il faut que je lui nique la gueule», selon ses propres mots rapportés dans le Parisien.

Cette détermination ne s’est pas démentie. En mars dernier, invitée sur le plateau de Quelle époque!, l’actrice avait raconté ne pas s’être effondrée à l’annonce de la mauvaise nouvelle. Elle avait au contraire célébré ce moment en trinquant au champagne avec son ami producteur Jérôme Foucher. «On voulait vraiment mettre une taloche au cancer», avait-elle expliqué.
Le cancer du côlon, une maladie chronique pour certains patients
Le cancer du côlon peut, dans certains cas, évoluer vers une forme chronique nécessitant une surveillance médicale à long terme. Clémentine Célarié, diagnostiquée en 2019, illustre cette réalité en décrivant une menace permanente associée à des signes comme la fatigue, la perte de poids ou les douleurs abdominales. Son témoignage s’inscrit dans un mouvement plus large de personnalités publiques qui prennent la parole sur leur maladie pour en réduire la stigmatisation.
Mon cowboy: quand la maladie devient matière à création théâtrale
Le cancer a directement nourri le travail artistique de Clémentine Célarié. L’actrice a créé une pièce de théâtre comique intitulée Mon cowboy, inspirée de son expérience avec la maladie.

Elle décrit le cancer comme «un copain intime qui me porte et me pousse à me dépasser». Dans la pièce, cette figure lui dit: «C’est grâce à moi que tu as relancé ta carrière.» Une affirmation qu’elle assume pleinement: «En fait, c’est vrai. Ça vous donne une espèce de force de vie, une urgence», a-t-elle affirmé.
Briser le tabou: «Dès que vous dites le mot ‘cancer’, on dirait que vous dites ‘Hitler’»
Au-delà de son parcours personnel, Clémentine Célarié porte un message plus large sur la façon dont la société aborde la maladie. «On a peur de parler, oui, dès que vous dites le mot ‘cancer’, on dirait que vous dites ‘Hitler’», a-t-elle observé.

Elle appelle à une parole libérée dans la vie quotidienne: «Il faut péter tous ces tabous et pouvoir dire dans un dîner: ‘là bon, j’ai un cancer, mais ça va vraiment super’», afin de ne plus être regardée «comme un mourant». Un plaidoyer pour normaliser l’évocation de la maladie sans en faire un sujet de gêne ou de pitié.
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