En bref
- —Quasi-totalité des caméras de Téhéran piratées pendant des années
- —Une caméra rue Pasteur ciblait directement le domicile du guide
- —La réunion du 28 février jugée ‘exceptionnelle’ pour frapper
Le piratage de la quasi-totalité des caméras de Téhéran, pendant des années
L’attaque n’a pas été préparée depuis l’espace. Selon le Financial Times, Israël est parvenu à infiltrer la quasi-totalité du réseau de caméras de circulation de Téhéran, et ce pendant plusieurs années. Chaque flux vidéo capté par ces caméras était intercepté, puis chiffré et redirigé vers des serveurs placés sous contrôle israélien.

L’opération relevait d’une infrastructure de surveillance massive, dissimulée derrière un réseau civil. Les autorités iraniennes ignoraient que leurs propres équipements de gestion du trafic urbain servaient en réalité d’yeux à un service de renseignement étranger, au cœur même de leur capitale.
Cette intrusion numérique s’inscrit, d’après Le Parisien, dans une stratégie bien plus large menée depuis des années par Israël contre l’Iran: interceptions de signaux électroniques, analyse massive de données iraniennes, accumulation patiente de capacités de ciblage. Le piratage des caméras n’était qu’un volet d’un dispositif global.
Une guerre de l’ombre entre Israël et l’Iran
Depuis des décennies, Israël et l’Iran se livrent une guerre secrète mêlant sabotages, assassinats ciblés et cyberattaques. Le programme nucléaire iranien, le soutien de Téhéran au Hezbollah et au Hamas ont fait de l’Iran la menace prioritaire pour Tel-Aviv. Les opérations du Mossad contre des scientifiques et des infrastructures iraniennes sont régulièrement documentées, mais rarement dans un tel niveau de détail opérationnel.
Rue Pasteur, la caméra qui observait le domicile du guide suprême
Parmi toutes les caméras compromises, une en particulier a joué un rôle décisif. Selon le Financial Times, elle se situait rue Pasteur, à proximité immédiate du bâtiment où résidait le guide suprême iranien. Sa position permettait d’observer en continu les allées et venues devant l’entrée: gardes du corps, visiteurs, chauffeurs.

