Les attaques ne l’ébranlent pas. « Pourquoi ils se permettent de juger ? C’est une honte pour eux de juger les gens qui ont du bonheur comme ça », rétorque-t-elle avec fermeté. Son argumentaire dépasse la simple défense : « Qu’est-ce qu’on leur fait de mal ? On leur fait rien. » Elle retourne ensuite les critiques contre leurs auteurs, pointant les véritables urgences sociales : « C’est à cause de vous, il y a tant de malheureux, tant d’enfants qui ne mangent pas leur faim, tant d’enfants qui ne rentrent pas dans les crèches. »
Cette contre-attaque révèle une conviction profonde. Pour Thérèse, son activité propose un service légitime et utile, bien loin des caricatures véhiculées en ligne. Elle revendique un espace où ses clientes échappent au jugement, trouvent apaisement et communauté. Dans cette maison de Somain, derrière les berceaux et les landaus, se dessine une réalité bien plus complexe qu’une simple excentricité : celle d’adultes en quête d’un refuge émotionnel, prêts à payer pour quelques heures de sérénité factice.
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