Suivez-nous
16 octobre 2026

Crise d’angoisse d’un proche: éviter « calme-toi », et ce qui aide

« Calme-toi », « il y a pire »: des phrases qui isolent

Le réflexe naturel, face à une personne dont le souffle devient court et dont la panique s’installe, est de vouloir rassurer vite. On lance alors un « calme-toi » ou un « il y a pire dans la vie ».

Ces petites phrases, même bien intentionnées, peuvent aggraver la situation. Pour Myriam Stadler, minimiser ce que vit la personne, c’est la laisser encore plus seule face à ce qu’elle ressent.

Rester calme, parler doucement: les gestes simples d’abord

Ce qui aide, selon la psychologue, commence par l’attitude de l’accompagnant: rester calme soi-même, parler doucement et avec des mots simples.

On peut proposer à la personne de s’asseoir, de s’éloigner d’un endroit bruyant ou de desserrer un vêtement inconfortable. Il est aussi possible de lui demander si elle préfère votre présence à ses côtés ou un peu d’espace. Ce petit geste d’attention, souligne-t-on, change tout.

Respiration, ancrage 5-4-3-2-1, tapotement: ce qui est conseillé pendant la crise

Faire respirer profondément la personne est une idée répandue, mais Myriam Stadler explique que contrôler sa respiration en pleine crise est compliqué et que, si cela ne marche pas, cela peut renforcer l’angoisse. L’Assurance Maladie recommande plutôt d’aider doucement à retrouver un rythme naturel, sans mettre la pression.

La technique d’ancrage « 5-4-3-2-1 » consiste à guider la personne: cinq choses qu’elle voit, quatre qu’elle peut toucher, trois qu’elle entend. L’objectif est de ramener son attention vers le moment présent.

La psychologue décrit aussi le tapotement bilatéral: croiser les bras et tapoter doucement ses épaules, ou ses genoux, en alternance. Elle le présente comme apaisant, facile à faire et particulièrement efficace en début de crise.

Les Premiers Secours en Santé Mentale rappellent qu’une crise dure généralement entre 5 et 20 minutes.

Publicité
Partager sur Facebook