
Dave avait lui-même évoqué, en 2025 dans les colonnes de Télé Star, les difficultés financières liées à sa carrière. «Les artistes ne sont pas cadres. Et, à l’époque, ceux qui nous engageaient oubliaient souvent de nous déclarer… Résultat : j’ai une retraite ridicule», avait-il confié.
En 2024, il avait précisé au Figaro toucher 1 700 euros par mois de retraite. Une situation qu’il relativise grâce à son époux Patrick Loiseau, auteur des chansons qu’il interprète et bénéficiaire de droits d’auteur.
Dave, un artiste hollandais ancré dans le paysage français
Dave est arrivé en France en 1965, à l’âge de 21 ans. Pourtant, il n’a jamais obtenu la nationalité française. «Je suis hollandais. Quand je suis arrivé en France, il n’y avait pas de double nationalité», avait-il expliqué en janvier dernier sur le plateau de Télématin.

L’artiste reconnaît n’avoir jamais vraiment entrepris les démarches pour régulariser cette situation, estimant ne pas en avoir besoin au quotidien. Il s’en amuse d’ailleurs volontiers : «Je me suis rendu compte que la police me demande un autographe ou un selfie».
Malgré cette particularité administrative, Dave est une figure pleinement intégrée à la culture populaire française, dont Michel Cywie a été l’un des artisans musicaux les plus fidèles.
La disparition de Michel Cywie à 72 ans prive la chanson française d’un compositeur dont l’empreinte, souvent invisible, a pourtant façonné plusieurs de ses pages les plus populaires. Pour Dave, c’est un pan entier de son histoire artistique qui s’efface. Au-delà du deuil personnel, cette disparition rappelle le rôle essentiel — et trop souvent oublié — de ceux qui écrivent les mélodies dans l’ombre des projecteurs.

