
Un proche tente immédiatement de le réanimer en pratiquant un massage cardiaque. Les secours sont appelés à 17h38. L’enfant est transporté en urgence au Mercy Gilbert Medical Center, un hôpital situé près de Phoenix, en Arizona.
Une équipe médicale prend en charge Vincent et poursuit les tentatives de réanimation pendant plusieurs dizaines de minutes. À 18h13, le médecin Aryan Toosi annonce le décès de l’enfant, avant d’en officialiser l’heure quelques minutes plus tard.
Des policiers entendent « une autre inspiration » après le décès annoncé
Dès les minutes suivant l’annonce du décès, plusieurs personnes présentes dans le service des urgences émettent des doutes. D’après le rapport de police cité par NBC News, des policiers présents sur place remarquent que le garçon semble encore reprendre sa respiration.

Un détective affirme même avoir entendu « une autre inspiration » de la part de l’enfant. Malgré ces observations, le personnel hospitalier prépare le transfert du corps vers la chambre froide de la morgue.
C’est finalement à 23h52, soit plus de cinq heures après le prononcé du décès, qu’une équipe de médecins légistes découvre que Vincent respire toujours. L’enfant est immédiatement évacué par hélicoptère vers l’hôpital pour enfants de Phoenix.
Une procédure médicale en question
Le prononcé du décès d’un patient engage la responsabilité pleine et entière du médecin signataire. Aux États-Unis, comme en France, un tel acte déclenche une série de procédures administratives et légales immédiates, dont le transfert du corps vers la morgue. La découverte qu’un patient déclaré mort respire encore constitue un événement exceptionnel qui peut exposer le praticien à des sanctions disciplinaires et à des poursuites judiciaires.
Vincent survit sans lésions cérébrales graves, mais sa convalescence sera longue
Contre toute attente, Vincent Lorenzo Fiordilino a survécu. Selon la police de Gilbert, il est depuis sorti de l’hôpital. Sa famille indique toutefois qu’il poursuit une longue convalescence, selon NBC News.

Le jeune garçon n’aurait pas subi de graves lésions cérébrales, une issue particulièrement rare après une noyade suivie de plusieurs heures passées dans une chambre froide. Il doit néanmoins bénéficier d’une surveillance médicale continue, d’une thérapie intensive et d’un accompagnement spécialisé pour favoriser la guérison de ses organes.

