Des deepfakes qui ciblent les visages connus
Les deepfakes publicitaires consistent à substituer, grâce à l’intelligence artificielle, le visage et la voix d’une personnalité connue dans une vidéo afin de lui faire promouvoir un produit à son insu. Ces contenus frauduleux circulent principalement sur les réseaux sociaux et exploitent la crédibilité des journalistes et animateurs pour tromper les consommateurs. En France, l’usurpation d’identité numérique est passible de sanctions pénales.
Jimmy Mohammed, Harry Roselmack, Faustine Bollaert: d’autres visages détournés par l’IA
Émilie Tran Nguyen n’est pas la seule concernée. Les journalistes Jimmy Mohammed et Harry Roselmack, ainsi que l’animatrice Faustine Bollaert, ont également vu leur image exploitée par des vidéos générées par intelligence artificielle pour promouvoir de faux produits ou alimenter des escroqueries.

Invitée sur le plateau de Ça commence aujourd’hui en février, Faustine Bollaert a décrit en détail le procédé utilisé contre elle: «Je me suis retrouvée dans cette émission en train de faire la promotion sur Internet de produits minceur avec des gens qui avaient utilisé l’intelligence artificielle pour me faire parler de produits révolutionnaires avec un invité qui n’en était pas un, un expert que j’avais reçu et qui ne disait pas du tout ce qu’il avait dit dans la réalité.»
Bollaert appelle le public à ne pas tomber dans ces «arnaques extrêmement dangereuses»
Après avoir dénoncé la manipulation sur les réseaux sociaux, Faustine Bollaert a adressé un avertissement direct aux téléspectateurs: «Je n’ai eu de cesse sur les réseaux sociaux de dire à quel point c’était une arnaque, une arnaque extrêmement dangereuse.»

Elle a précisé que ni elle ni l’émission Ça commence aujourd’hui ne sont partenaires d’aucune vente en ligne: «Souvent, nous ne sommes absolument partenaires ici, Ça commence aujourd’hui, d’aucune vente sur Internet de quelconques produits miracles, ça n’existe pas, c’est dangereux pour vous, ne tombez pas dans ces arnaques-là.»
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