L’État Du Droit Français : Quelques Pionniers Mais Aucune Obligation Légale
Cette invisibilité administrative trouve son origine dans le Code du travail lui-même. Le texte encadre strictement les congés pour décès : conjoint, parent, enfant, mais pas un mot sur les animaux de compagnie. Juridiquement, la perte d’un chat ou d’un chien n’ouvre droit à aucun jour d’absence rémunéré. Le législateur n’a tout simplement pas prévu ce cas de figure.
Pourtant, certains employeurs franchissent le pas volontairement. La SPA, cohérente avec ses valeurs, offre depuis 2024 un jour supplémentaire de congé à ses salariés confrontés à cette épreuve. Des entreprises spécialisées comme Wamiz ou Santévet ont suivi la même voie, transformant ce geste en argument de marque employeur. Pour ces structures, reconnaître le deuil animalier renforce leur crédibilité et leur attractivité auprès de talents sensibles au bien-être animal.
Mais ces initiatives restent isolées. La majorité des salariés français doivent négocier au cas par cas avec leur manager : poser des congés payés, utiliser des RTT, accepter une absence sans solde, ou présenter un certificat médical si leur état le justifie. Cette loterie dépend entièrement de la bienveillance individuelle de l’employeur.
Le contraste entre le cadre légal restrictif et ces pratiques volontaires soulève une question : faut-il légiférer ou laisser les entreprises décider librement ? L’exemple espagnol de Patitas et Co pourrait bien accélérer le débat en France, où la demande sociale grandit à mesure que les foyers se peuplent de compagnons à quatre pattes.
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