Jonathan Watson, détenu condamné à perpétuité, affirme avoir battu à mort deux codétenus dans une prison d’État en Californie. Selon Demotivateur, qui cite des médias américains, l’affaire remonte au début de l’année 2020 et s’appuie notamment sur une lettre de confession envoyée au Bay Area News Group.
En bref
- —Deux détenus sont morts à Corcoran.
- —Watson a revendiqué les faits par lettre.
- —Les victimes étaient condamnées pour agressions sur mineurs.
Une lettre de confession envoyée après deux morts
Selon Demotivateur, Jonathan Watson a écrit une lettre de confession au Bay Area News Group après la mort de deux détenus dans la prison d’État de Corcoran, en Californie. Le média précise que cette confession ne portait pas sur le meurtre pour lequel il avait déjà été condamné.

D’après la même source, Watson avait été condamné à la prison à vie en 2009. L’affaire a été relayée par des médias américains au début de l’année 2020, notamment après que les autorités californiennes ont indiqué enquêter sur deux décès liés à des blessures à la tête.
L’article de Demotivateur rapporte que les deux victimes purgeaient des peines avec possibilité de libération conditionnelle, malgré des condamnations pour agressions sur des enfants de moins de 14 ans. Ce point est central dans le récit livré par Watson, qui présente son geste comme délibéré.
Un passage en dortoir après un niveau de sécurité réduit
Selon Demotivateur, qui reprend le récit de Watson, le détenu aurait été transféré d’une cellule individuelle vers un dortoir après une réduction de son niveau de sécurité. Dans sa lettre, il décrit cette décision comme une erreur « imprudente » de l’établissement.

Watson affirme qu’un détenu condamné pour des faits sexuels sur mineur s’est alors retrouvé non loin de sa couchette. D’après son récit, cet homme regardait des programmes pour enfants devant d’autres prisonniers, ce que Watson dit avoir vécu comme une provocation.
C’est à ce moment, selon la lettre citée par Demotivateur, que Watson aurait commencé à préparer son passage à l’acte. Il écrit ne pas avoir réussi à dormir, parce qu’il n’avait pas fait immédiatement ce que son « instinct » lui dictait de faire.
Pourquoi le placement compte
Le récit de Watson insiste sur son transfert d’une cellule individuelle vers un dortoir. Dans un établissement pénitentiaire, ce type de placement relève de la sécurité pénitentiaire et peut modifier les contacts quotidiens entre détenus.
Une canne utilisée contre un premier codétenu
Le récit de Watson, cité par Demotivateur, décrit un premier passage à l’acte après une remarque d’un autre détenu sur le programme regardé par le codétenu visé. Watson affirme alors avoir répondu : « Je m’en occupe. »

Il poursuit dans la lettre : « alors j’ai pris ma canne et je l’ai corrigé. » Cette phrase, rapportée par Demotivateur, constitue l’un des passages les plus précis de sa confession sur le déroulé des faits.
Le terme employé par Watson ne doit pas masquer la gravité des faits décrits. Selon l’article source, les autorités californiennes ont ensuite fait état de deux décès à la suite de blessures à la tête, dans une affaire relevant de la justice pénale américaine.
Un second détenu visé avant un placement à l’isolement
Selon Demotivateur, Watson affirme qu’il cherchait ensuite un gardien pour se dénoncer lorsqu’il aurait croisé un autre détenu qu’il qualifie de trafiquant d’enfants. C’est à propos de ce second passage qu’il écrit : « J’allais rendre service à tout le monde. »

L’article indique que Watson a depuis été placé à l’isolement. Dans sa lettre, il justifie son absence apparente de regret par sa situation de détenu condamné à perpétuité, affirmant avoir « si peu à perdre ».
Demotivateur rapporte aussi que Watson décrit les agresseurs sexuels comme « le pire cauchemar de tous les parents ». Cette formule éclaire la manière dont il cherche à justifier son geste, sans constituer une confirmation officielle de sa version complète.
La source ne mentionne pas de prochaine audience ni de calendrier judiciaire précis après le placement de Watson à l’isolement. Les questions ouvertes portent donc sur les conclusions de l’enquête, les responsabilités éventuelles dans le placement en dortoir et les suites disciplinaires ou pénales liées aux deux décès.


