En face, Stéphane Colmant, avocat de la professeure menacée, ne partage pas cette lecture. Il martèle que « le pire a été évité » et refuse de minimiser les faits. Selon lui, « il n’y avait pas qu’une simple menace ». Cette formule frappe : elle valide la gravité objective de la situation, loin de toute tentative de désamorçage. La lame pointée, la lettre évoquant une prise d’otages, la référence aux attentats de 2015… autant d’éléments qui transcendent la simple intimidation.
Lorsque le tribunal prononce quatre ans de prison dont deux avec sursis probatoire, Stéphane Colmant se dit « extrêmement satisfait ». Cette réaction traduit une forme de soulagement : la justice a reconnu la dangerosité réelle des actes sans céder à la tentation de l’excuse systématique. Entre la clémence du tribunal envers un mineur et la sévérité réclamée par les victimes, une ligne a été tracée. Reste à savoir si cette condamnation suffira à éviter qu’un autre « gamin en difficulté » ne bascule demain dans la même spirale.
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