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17 septembre 2026
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École de Bordeaux : un enseignant jugé pour viols sur 36 élèves lors d’un prétendu « jeu du goût » pédagogique

Dix-sept d’entre elles décrivent des violences sexuelles subies entre 7 et 12 ans. Leurs récits, troublants de concordance, font basculer l’affaire dans une autre dimension. Ces femmes, longtemps silencieuses, trouvent enfin le courage de dénoncer des traumatismes enfouis depuis l’enfance. Leurs témoignages convergent vers un dispositif particulièrement glaçant, mis en place par l’enseignant au sein même de sa classe. Un stratagème présenté comme éducatif, mais qui dissimulait en réalité des crimes d’une violence inouïe.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Le « Jeu Du Goût » : Un Dispositif Glaçant Pour Commettre Des Viols

Au cœur des accusations figure un stratagème d’une perversité absolue : le « jeu du goût ». Selon les témoignages concordants des victimes, l’enseignant organisait régulièrement en classe une activité présentée comme ludique et éducative. Les élèves, les yeux bandés, devaient deviner des aliments portés à leur bouche. Une apparence d’innocence qui masquait des actes criminels.

C’est dans ce cadre que l’homme aurait commis des viols, en introduisant son sexe dans la bouche des fillettes. Dix-sept d’entre elles décrivent précisément ces violences subies durant leurs années d’école primaire. L’enseignant banalisait ses gestes en les intégrant à des exercices présentés comme pédagogiques, créant ainsi une confusion terrible chez ces enfants incapables de distinguer l’abus du jeu scolaire.

Cette manipulation psychologique constitue l’élément le plus troublant du dossier. En détournant un dispositif apparemment éducatif, l’accusé a su instaurer un climat de normalité autour de ses crimes. Les victimes, placées en situation de confiance absolue envers leur instituteur, ne réalisaient pas immédiatement la nature des actes subis. Certaines ont mis des années avant de comprendre qu’elles avaient été violées dans leur salle de classe.

Pourtant, dès 2011, des signaux auraient dû alerter l’institution. Un courrier versé au dossier prouve qu’une mère avait questionné la direction sur l’existence de ce « jeu ».

Image d'illustration © TopTenPlay
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L’Omerta Institutionnelle : Une École Et Une Direction Dans La Tourmente

Ce courrier de 2011, désormais pièce centrale du dossier, révèle une réalité accablante : l’établissement était informé depuis quinze ans. Suite à l’alerte d’une mère d’élève sur le « jeu du goût », la direction avait convoqué l’enseignant pour un simple « entretien de clarification ». Aucun signalement aux autorités. Aucune enquête interne approfondie. Un rappel à l’ordre verbal, puis silence.

Cette décision cristallise aujourd’hui les critiques. Selon l’avocat de parents de victimes, « les éléments versés au dossier révèlent un climat de silence préoccupant » alors que « certains faits auraient dû alerter et conduire à des mesures fermes et immédiates ». Ces manquements ont permis à l’enseignant de poursuivre ses agissements pendant des années, multipliant les victimes.

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