
En 2015, la comédienne — connue notamment pour la série Sous le soleil — déclare publiquement avoir été violée par Johnny Hallyday alors qu’elle avait « 14 ou 15 ans », chez ses parents. Des accusations graves, portées contre une personnalité décédée depuis, et qui ne peuvent donc plus faire l’objet d’une procédure pénale à son encontre.
L’année suivante, en 2016, Adeline Blondieau remporte un procès en diffamation contre le rockeur, en lien avec un passage figurant dans les mémoires co-écrites par Amanda Sthers. Ce jugement établit un lien direct entre le livre et la situation judiciaire de Blondieau, plaçant rétrospectivement la biographe dans une position délicate.
« Je n’ai pas réagi » : la ligne de conduite assumée de Sthers face à RTL
Interrogée sur les allégations d’Adeline Blondieau envers Johnny Hallyday, Amanda Sthers a choisi une réponse sans ambiguïté au micro de RTL : « Je n’ai pas réagi et je ne réagirai pas avec vous non plus. » Une formule abrupte, qui clôt la discussion avant même qu’elle ne s’ouvre.

L’écrivaine nuance néanmoins sa position en distinguant empathie et responsabilité : « Je comprends [la] douleur [d’Adeline] mais je ne peux pas m’en excuser puisque je suis juste transcriptrice d’un autre. » Elle se présente ainsi comme une simple médiatrice du récit de Hallyday, sans endosser la paternité des propos qui ont conduit au procès en diffamation.
Cette posture de retrait s’inscrit dans une logique cohérente pour Sthers : ni solidarité publique avec les plaignantes, ni défense explicite des hommes mis en cause. Une prudence qui lui permet d’éviter toute prise de position dans des affaires où son entourage direct est impliqué, mais qui n’échappe pas à l’attention médiatique.

