L’homme qui avait voulu mourir comprend soudain l’irréversible erreur qu’il s’apprêtait à commettre. « J’avais alors la certitude que Dieu m’avait donné la vie et que je n’avais pas le droit de mettre fin à mes jours contre lui », explique-t-il. La logique devient implacable dans son esprit : s’il se supprime, il ne rejoindra pas Tanja dans un au-delà paisible, mais finira exactement « là où je ne veux pas être – c’est-à-dire pas avec ma fille mais en enfer ».
Cette prise de conscience agit comme un déclic salvateur. Malgré la maladie de Parkinson, les douleurs chroniques et le deuil qui ne s’apaise pas, Gerhard Schug fait désormais le choix de vivre pleinement chaque instant qui lui reste. Les épreuves n’ont pas disparu, mais elles ont perdu leur pouvoir destructeur face à cette certitude nouvelle : la vie, même douloureuse, reste un don précieux qu’on ne peut rejeter.
Convaincu désormais de l’existence d’une vie après la mort, il porte un regard transformé sur son existence terrestre, qu’il entend honorer jusqu’à son dernier souffle.
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