
Pour éviter les rechutes, des exercices de renforcement musculaire entrent en jeu. Le « coquillage » en est un exemple : allongé sur le côté, hanches et épaules alignées, genoux fléchis à 90 degrés, on ouvre le genou du dessus en gardant les pieds collés, puis on redescend, en séries régulières. Ce type de travail stabilise la hanche et réduit la pression sur le piriforme.
Mais une limite ne doit pas être franchie sans avis médical. Si la douleur devient vive, descend jusqu’au pied, s’accompagne d’une perte de force, de fourmillements permanents ou de troubles urinaires, il faut arrêter les exercices et consulter un médecin. Ces signes peuvent indiquer une atteinte neurologique qui dépasse le cadre du simple syndrome du piriforme.
La prochaine étape pour quiconque pratique cette routine sans amélioration après plusieurs semaines est une consultation en kinésithérapie ou auprès d’un médecin, afin d’écarter une cause discale ou une atteinte neurologique plus sérieuse. La question de savoir si ce type d’automassage et d’étirement peut être intégré à des protocoles de prévention dans les milieux sportifs — course à pied, cyclisme, tennis — reste ouverte, et pourrait faire l’objet de recommandations plus formalisées de la part des professionnels de santé.
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