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24 juin 2026

Franco-algérienne, musulmane et voilée : pourquoi elle soutient Marine Le Pen et dénonce « les profiteurs de son pays d’origine »

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Un Discours Sans Filtre Contre « Les Profiteurs »

Faïza opère une distinction radicale entre les immigrés de sa génération et les nouveaux arrivants. « Elle renverra tous les profiteurs dans leur pays », affirme-t-elle sans détour en évoquant Marine Le Pen. Pour la cinquantenaire, la candidate du RN « jugera au cas par cas », une nuance qui la rassure pleinement. Cette vision d’une immigration à deux vitesses irrigue tout son discours.

Son soutien au Rassemblement national provoque une véritable omerta dans son entourage. « Plein de gens qui ne sont pas de souche ont peur, ils flippent d’être renvoyés. À eux, on ne peut pas dire qu’on aime Marine Le Pen », regrette-t-elle. Cette impossibilité d’assumer publiquement ses convictions révèle les fractures profondes qui traversent les communautés immigrées françaises.

Faïza incarne une ligne de rupture inattendue : celle d’immigrés installés de longue date qui se sentent menacés par les nouveaux venus. Son discours rompt avec l’image d’une communauté unie face au programme du RN. Au contraire, elle revendique une légitimité d’ancienneté qui justifierait un traitement différencié. Cette fracture interne, rarement exposée dans l’espace public, éclaire d’un jour nouveau les tensions qui agitent certains quartiers populaires. Pour Faïza, le danger ne vient pas de Marine Le Pen, mais de ceux qu’elle accuse de profiter du système sans s’intégrer.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

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Islam Radical Et Fermeture Des Frontières : Ses Combats

Pour Faïza, la menace qui pèse sur la France ne vient pas du programme du RN. « Le pays est menacé par l’islam radical », martèle-t-elle. Cette femme voilée, dont les parents ont quitté l’Hexagone pour l’Algérie en 1966, dénonce avec virulence les dérives qu’elle observe dans son propre quartier. Elle s’oppose fermement aux prières de rue, qu’elle considère comme une provocation incompatible avec la vie républicaine.

Née en France, elle a demandé ses papiers français dans les années 2010, après des décennies passées sur le territoire national. Cette démarche tardive n’a fait que renforcer son sentiment d’appartenance à la nation. « Quand je marche dans mon quartier, je sens les arrivages d’immigrés, je les entends parler arabe », confie-t-elle au Nouvel Obs. Son discours révèle une angoisse du déclassement : celle d’une immigrée de longue date qui voit son statut fragilisé par l’arrivée de nouveaux venus.

« Ils arrivent et on leur donne tout, un logement et des aides, je ne suis pas d’accord », poursuit-elle. Faïza revendique une priorité absolue pour sa génération et ses enfants nés en France. « Il faut s’occuper d’eux d’abord », insiste-t-elle. Sa vision repose sur une hiérarchie stricte : les Français de souche, puis les immigrés assimilés comme elle, et enfin les nouveaux arrivants qu’elle accuse de profiter sans s’intégrer. Cette grille de lecture nourrit sa conviction que seule la fermeture des frontières préservera l’équilibre précaire qu’elle défend.

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