Quelques semaines après ce verdict, une enveloppe inattendue est arrivée jusqu’à Gisèle : une lettre personnelle de la reine Camilla. « Ce fut un honneur pour moi de recevoir cette lettre, je ne m’y attendais pas du tout », confie-t-elle dans son livre. L’émotion transparaît à chaque mot. Que la Cour d’Angleterre prenne connaissance de son histoire, que la reine elle-même prenne la plume pour lui témoigner son soutien – cette reconnaissance dépasse le cadre français et judiciaire. « Même si mes paroles ont touché le monde entier, je ne m’attendais pas à recevoir un courrier de la Cour d’Angleterre. Je lui en suis reconnaissante », ajoute-t-elle.
À 73 ans, Gisèle Pelicot est devenue malgré elle un symbole international de courage. Son combat a transcendé les frontières, inspiré des millions de femmes, forcé des conversations difficiles sur le consentement et les violences conjugales. Entre la condamnation de son bourreau et les marques de reconnaissance venues du monde entier, elle reconstruit sa vie – un pas après l’autre, avec Jean-Loup à ses côtés.
Articles suggérés
Factrice 41 ans à La Poste : sa pension à 62 ans en chiffres
Marianne a passé 41 ans à distribuer le courrier à vélo dans de petites communes d'Ille-et-Vilaine. Partie à la retraite en 2020, à l'âge…

