Dans la capitale, décrocher le titre de meilleure baguette relève…

Le Fournil Didot Sacré Meilleur Pain De La Capitale : Une Victoire Qui Mène À L’Élysée
Dans la capitale, décrocher le titre de meilleure baguette relève presque du sport national. Cette année, c’est Sithamparappillai Jegatheepan, patron du Fournil Didot situé au 103, rue Didot dans le 14e arrondissement, qui remporte la 33e édition du Grand Prix de la baguette de la Ville de Paris. Sa victoire face à 143 concurrents lui vaut une dotation de 4 000 euros et un privilège rare : fournir l’Élysée en pain pendant douze mois.
Le jury, composé de professionnels, journalistes et habitants tirés au sort, a examiné chaque baguette selon des critères précis : aspect, goût, cuisson, mie, alvéolage, taille et teneur en sel. La baguette du Fournil Didot s’est distinguée par sa croûte fine et dorée, et une mie remarquablement alvéolée. Pour cet artisan sri-lankais installé à son compte depuis 2018, cette récompense consacre des années de perfectionnement quotidien.
Cette distinction transforme instantanément le quartier familial de Plaisance en destination gourmande. Les files s’allongent devant la boulangerie depuis l’annonce, notamment en fin de matinée. Au-delà de la tradition récompensée, les clients découvrent une gamme élargie incluant des pains au levain, des farines spéciales et plusieurs références biologiques. La meilleure baguette de Paris 2026 nourrira Emmanuel Macron, mais repose sur un savoir-faire qui ne doit rien au hasard.

Le Secret D’Une Croûte Dorée : Quatorze Heures De Patience À 5 Degrés
Ce savoir-faire ne repose pas sur le hasard, mais sur une technique précise. La baguette lauréate, conforme au format réglementaire du concours (250 à 255 grammes pour 55 à 60 centimètres), cache son excellence dans un processus invisible : un pointage de quatorze heures à 5 degrés. Cette fermentation prolongée à basse température transforme une pâte ordinaire en pain d’exception.
« Une tradition, ça ne se fait pas du jour au lendemain. C’est un mélange d’eau, de farine, de sel et de levure. Mais ce qui fait vraiment la différence, c’est l’art du pointage : ce temps de repos, cette fermentation lente, à la bonne température », explique Sithamparappillai Jegatheepan à Paris.fr. Cette patience permet aux arômes de se développer pleinement et à la mie de révéler ses alvéoles caractéristiques.
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