
La coïncidence de calendrier déclenche rapidement des critiques sur les réseaux et dans les médias. Le président du Rassemblement national se retrouve accusé d’avoir fait preuve d’indifférence face à un drame national en choisissant ce moment pour officialiser sa relation.
Sur BFMTV, une défense mesurée mais ferme
Une semaine après les faits, Jordan Bardella est invité sur le plateau de BFMTV. Lorsque son interlocuteur évoque la polémique, il marque d’abord sa surprise : «C’est une question sérieuse ?»

Il développe ensuite sa défense en s’appuyant sur un argument précis : «La marche blanche que vous mentionnez, la famille avait demandé qu’il n’y ait aucun responsable politique. Je ne comprends pas bien ce que vous me reprochez», a-t-il déclaré. Une réponse qui se veut factuelle, sans concession, mais qui reste dans un registre mesuré adapté à l’antenne.
Une relation officialisée sous les projecteurs
Jordan Bardella et la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles ont officialisé leur relation en une de Paris Match, faisant de leur apparition au Grand Prix de Monaco leur première sortie publique en couple. La couverture médiatique de cette romance a alimenté un débat récurrent sur la frontière entre vie privée et responsabilité publique pour les dirigeants politiques.
En coulisses, une réplique bien plus tranchée selon L’Express
C’est hors caméras que Jordan Bardella s’est montré le plus incisif. Selon les informations de L’Express, le président du RN a livré en privé une réponse sans équivoque à ses interlocuteurs.

«Je fais encore ce que je veux de mon temps libre, on n’a rien fait de mal, beaucoup de gens s’intéressent au Grand prix, je n’ai pas dit que ce drame n’était pas mon problème, mais qu’il y avait eu des rassemblements tous les jours. De toute façon, j’ai toujours tort», aurait-il déclaré, selon le magazine. Cette dernière phrase, teintée d’amertume, traduit un sentiment d’injustice face à ce qu’il perçoit comme une mise en cause systématique de sa vie privée.
Marion Maréchal : «Je m’en fous complètement», mais un conseil en creux
Interrogée sur le sujet le 21 juin dans BFM Politique, Marion Maréchal a d’emblée balayé la question : «Je m’en fous complètement». Elle a ensuite relativisé l’ampleur de la polémique, estimant qu’elle relevait davantage d’une fixation journalistique que d’une préoccupation du grand public. «Cette espèce d’obsession pour cette une de Paris Match, je pense que c’est une obsession de journalistes parce que je crois les Français se fichent pas mal de la vie privée de Jordan Bardella», a-t-elle affirmé.

L’eurodéputée a également livré un témoignage personnel. «Moi, mon couple, avec mon mari actuel, a été outé dans la presse people de manière beaucoup moins flatteuse que Jordan Bardella et Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles», a-t-elle rappelé. Elle en a tiré une conclusion nuancée : «Avec le recul, on est tous à se demander s’il ne faut pas mieux organiser ses sorties et assumer puisque, de toute façon, quand on est responsable politique aujourd’hui on n’a plus le droit à une vie privée. Donc je ne vais pas lui faire le reproche, alors qu’il est en couple et amoureux, d’avoir fait valoir cela».
Articles suggérés
Dotation, chauffeur, cabinet: ce que coûte vraiment un ex-président français
En France, les anciens présidents de la République ne perçoivent pas une retraite classique mais une dotation à vie fixée par une loi datant…

