
L’enfant, décrit comme «pâle et manifestement dénutri», est immédiatement pris en charge et hospitalisé. Sa dernière douche remontait à la fin de l’année 2024. Il se nourrissait de repas froids apportés par son père deux fois par jour et utilisait des bouteilles vides pour satisfaire ses besoins biologiques.
Le véhicule utilitaire stationnait depuis de longs mois au même endroit, sans que quiconque — dans le voisinage ou parmi les services de l’État — n’ait déclenché d’alerte. L’enfant était, en tous points, invisible.
« Mon père n’avait pas le choix » : dix-huit mois de calvaire racontés par l’enfant
Lors de ses auditions, l’enfant a décrit avec une précision troublante sa vie quotidienne dans le véhicule. Les cahots de la route lui causaient des blessures : «il lui arrivait de se cogner quand le véhicule roulait». Une brève accalmie s’était produite à l’été 2025, quand son père l’avait autorisé à séjourner deux semaines dans l’appartement familial, muni d’un téléphone pour signaler le moment de son retour à la camionnette.

Le garçon tient un discours révélateur sur les responsabilités. Sa belle-mère, il la qualifie de «pire ennemie» et de «méchante», affirmant que c’était elle qui exigeait son internement psychiatrique. Sur son père, il déclare : «Vu que mon père ne voulait pas que j’aille à l’hôpital, il a dû me mettre dans la camionnette, il n’avait pas le choix.»
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