
Le jeune garçon présente ses arrosages comme une activité sans gravité. Face aux critiques qui le traitent de «racaille» sur les réseaux, il répond : «La plupart des gens, ils me disent ‘Ils sont racistes hein.’ Mais en vrai, moi je m’en moque des gens comme ça. Nous, on mouille des gens, on veut rien de mal. C’est tout.»
Cette posture décomplexée, combinée à une présence caméra naturelle, explique en partie pourquoi ses vidéos ont autant circulé. Le personnage qu’il s’est construit — mi-caïd de quartier, mi-enfant qui joue — a généré des réactions très polarisées entre attendrissement et indignation.
Une garde à vue au commissariat du 11e et une enquête en cours au parquet de Paris
Le buzz n’est pas resté sans suite judiciaire. Dans une vidéo récente, Hamza a lui-même expliqué son absence temporaire des réseaux sociaux : il avait été placé en garde à vue au commissariat du 11e arrondissement de Paris. Aucun détail officiel sur les faits reprochés n’a été publié.

Contactée par la rédaction de Marie France, la préfecture de Police a renvoyé vers le parquet de Paris — ce qui, selon le média, constitue un signe qu’une affaire est en cours. La procédure impliquant un mineur reste soumise à des règles strictes de confidentialité, ce qui explique l’absence de communication officielle.
Pour les familles dont les enfants fréquentent le Canal Saint-Martin, la question de la sécurité dans ce secteur très fréquenté l’été se pose concrètement, d’autant que les altercations avec la police municipale figurent également dans plusieurs extraits diffusés en ligne.
«Mon père est au courant, ma mère pas encore» : ce que les parents savent
L’une des phrases les plus remarquées dans les interviews d’Hamza concerne directement ses parents. Le collégien a confié que «mon père est au courant» de ce qu’il fait au canal — et que ce dernier le laisse continuer, convaincu que son fils ne commet pas de bêtises. Sa mère, en revanche, «pas encore».

Cette distinction résume une situation familiale où la supervision parentale semble partielle. Le père, informé, cautionne implicitement ; la mère reste dans l’ignorance d’un fils devenu, le temps d’un été, l’un des mineurs les plus commentés de Paris.

