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16 août 2026
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Hantavirus à Concarneau : un cas contact et une ville sous tension

Au 13 mai 2026, le bilan s’établissait à au moins 9 cas confirmés et 3 décès : un couple néerlandais et une ressortissante allemande. Des cas avaient été identifiés dans une douzaine de pays, dont les Pays-Bas, la France, l’Allemagne, la Suisse, l’Afrique du Sud, le Royaume-Uni et les États-Unis. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) avait été alerté dès le 2 mai.

L’épidémie du MV Hondius en bref

Le MV Hondius est un navire d’expédition polaire affrété pour une croisière dans l’Atlantique sud, avec des escales dans des îles parmi les plus isolées du monde, dont Tristan da Cunha et Sainte-Hélène. Cette éloignement géographique a retardé l’identification du virus et permis la dispersion internationale des passagers avant le déclenchement de l’alerte. C’est la première fois dans l’histoire qu’un foyer épidémique d’hantavirus Andes est lié à un navire de croisière.

Concarneau sous tension : un homme transféré discrètement vers Rennes

Le cas contact finistérien a été identifié après avoir partagé des vols sur les liaisons Sainte-Hélène – Johannesburg – Amsterdam avec un passager depuis décédé des suites du virus. De retour en Bretagne, l’homme a rejoint sa résidence secondaire à Concarneau, où il s’est spontanément isolé dès qu’il a appris sa qualité de cas contact.

Concarneau sous tension : un homme transféré discrètement vers Rennes
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Son transfert vers le CHU de Rennes — centre de référence régional pour les maladies infectieuses — a été organisé en toute discrétion afin de préserver son anonymat. Le maire de Concarneau, Quentin Le Gaillard, a tenu à rassurer ses administrés dans un communiqué : « À ce stade, cette personne ne constitue pas un cas confirmé d’infection à l’hantavirus. » Il a précisé que l’homme ne présentait aucun symptôme et qu’il avait limité au maximum ses interactions sociales depuis son retour.

Dans les rues de la ville, la nouvelle a pourtant circulé rapidement — sur les marchés, dans les commerces, jusqu’aux quais. Une partie des habitants s’efforce de garder son calme : « Ce n’est qu’un cas contact. » Mais d’autres expriment une inquiétude plus diffuse : « On ne sait pas qui il a côtoyé ici depuis son arrivée », résume un riverain, pointant l’impossibilité de retracer précisément les déplacements du patient.

Chez les plus âgés, l’annonce réveille les réflexes acquis pendant la crise du Covid-19. Une habitante confie redouter surtout les répercussions sur la saison estivale : « Il ne faudrait pas que ça gâche le tourisme. » À la mairie, les autorités affirment maintenir un contact permanent avec l’Agence régionale de santé et les services de l’État.

42 jours
C’est la durée maximale de quarantaine hospitalière imposée aux cas contacts en France, correspondant à la période d’incubation maximale du virus Andes — soit six semaines de surveillance étroite en milieu médical.

Le virus Andes : la seule souche d’hantavirus à transmission interhumaine

Parmi les 38 souches d’hantavirus connues dans le monde, la souche Andes est la seule pour laquelle une transmission de personne à personne a été scientifiquement documentée. Originaire d’Amérique du Sud — où elle circule principalement au Chili et en Argentine —, elle provoque un syndrome cardio-pulmonaire sévère. Cette capacité de transmission interhumaine, absente chez toutes les autres souches connues, est précisément ce qui préoccupe les autorités sanitaires internationales.

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