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27 juin 2026

Hantavirus sur le MV Hondius : 3 morts, premier cas confirmé en France

30 à 60 %
C’est le taux de létalité estimé du virus Andes, la souche identifiée à bord du MV Hondius — bien au-dessus des 38 % de la forme pulmonaire classique observée en Amérique et des 15 % de la forme rénale européenne.

Fièvre, détresse respiratoire, insuffisance rénale : les formes graves de la maladie

Comme pour la plupart des hantavirus, les premiers symptômes sont trompeurs. La maladie débute souvent par des signes proches de ceux d’une grippe classique : fièvre, fatigue intense, douleurs musculaires et maux de tête. Cette phase initiale peut retarder le diagnostic et, avec lui, la mise en place d’une surveillance étroite.

Fièvre, détresse respiratoire, insuffisance rénale : les formes graves de la maladie
Image d’illustration © TOPTENPLAY

La situation peut ensuite se dégrader très rapidement. Sur le continent américain, les hantavirus provoquent principalement un syndrome pulmonaire sévère : difficultés respiratoires importantes, œdème pulmonaire, détresse respiratoire aiguë. Selon les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), environ 38 % des personnes présentant cette forme grave en décèdent.

En Europe et en Asie, les souches locales d’hantavirus provoquent plus fréquemment une atteinte rénale, connue sous le nom de fièvre hémorragique avec syndrome rénal. Les reins peuvent être gravement touchés, allant parfois jusqu’à l’insuffisance rénale aiguë. Le taux de mortalité atteint dans les cas les plus sévères jusqu’à 15 %.

À ce jour, il n’existe ni vaccin ni traitement antiviral capable d’éliminer directement le virus. La prise en charge reste uniquement symptomatique, avec une surveillance étroite en réanimation pour les formes graves. La prévention — éviter tout contact avec les rongeurs, aérer soigneusement les espaces longtemps fermés avant d’y intervenir — demeure la seule protection efficace disponible.

Un virus connu depuis la guerre de Corée

Le nom « hantavirus » provient de la rivière Hantaan, qui sépare les deux Corées. Durant la guerre de Corée (1950-1953), plusieurs milliers de soldats avaient développé des formes graves de la maladie après avoir été exposés au virus dans les zones de combat. Depuis, ces infections font l’objet d’une surveillance internationale régulière, mais des foyers de l’ampleur de celui du MV Hondius — impliquant une souche à transmission interhumaine — restent exceptionnels.

La France face à l’hantavirus : premier cas confirmé, protocole d’urgence

Le 11 mai 2026, les autorités sanitaires françaises ont confirmé le premier cas d’hantavirus sur le sol national : une passagère rapatriée du MV Hondius, désormais placée sous haute surveillance médicale. La France devient ainsi l’un des pays directement touchés par les retombées du foyer atlantique.

La France face à l'hantavirus : premier cas confirmé, protocole d'urgence
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Dans la foulée, vingt-deux cas contacts ont été identifiés sur le territoire, principalement parmi des voyageurs ayant partagé les mêmes vols de rapatriement depuis l’Afrique du Sud et les Pays-Bas. Cinq personnes sont à ce stade hospitalisées.

Le gouvernement a réagi rapidement sur le plan réglementaire. Un arrêté d’urgence du 9 mai 2026, publié au Journal officiel, prescrit les mesures nécessaires à la gestion du risque infectieux. Le protocole prévoit notamment une quarantaine stricte pouvant aller jusqu’à 42 jours pour les personnes exposées.

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