Une affaire inédite vient de marquer la jurisprudence britannique. Rhiannon…

La Première Condamnation Pour « Cyber-Flatulences » Au Royaume-Uni
Une affaire inédite vient de marquer la jurisprudence britannique. Rhiannon Evans, 25 ans, vendeuse galloise, s’est retrouvée devant le tribunal de Caernarfon pour une raison aussi insolite qu’historique : l’envoi répété de vidéos de pets via WhatsApp. La presse britannique qualifie cette condamnation de première pour « cyber-flatulences » ou « cyber-farting » au Royaume-Uni, transformant ce qui aurait pu sembler une simple plaisanterie potache en précédent juridique.
Les faits remontent à décembre 2024, en pleine période des Fêtes. Evans bombarde l’ex-compagne de son partenaire, Deborah Prytherch, de vidéos où elle filme ses fesses en train d’émettre des gaz, sourire aux lèvres. Le contexte : un conflit tendu autour des droits de visite des enfants du couple séparé. Entre le 22 décembre et le Nouvel An, les messages s’enchaînent malgré la détresse évidente de la destinataire.
Ce qui débute comme un canular dégénère en campagne de harcèlement numérique caractérisé. Les magistrats n’ont vu aucune matière à rire dans ces envois répétés, qu’Evans jugeait pourtant hilarants. La justice britannique vient ainsi d’établir qu’une flatulence filmée et diffusée peut constituer, sous certaines conditions, une arme de harcèlement passible de poursuites. Une première qui interroge les limites du cyber-harcèlement à l’ère des messageries instantanées.

L’Escalade : Quand La Blague Dérape En Harcèlement Numérique
Le 22 décembre 2024, dans un climat déjà explosif autour des droits de visite, Rhiannon Evans franchit une ligne. Sur WhatsApp, elle envoie à Deborah Prytherch une première vidéo : téléphone braqué sur ses fesses, pet sonore, sourire complice à la caméra. Ce qui aurait pu rester un incident isolé devient une séquence répétée pendant Noël et le Nouvel An.
La procureure Diane Williams a décrit le procédé devant le tribunal avec une précision clinique : « Elle procédait à l’expulsion de gaz en plaçant la caméra sur son derrière et en faisant passer le gaz. C’était purement malveillant. Elle souriait en coin tout le long, elle trouvait ça hilarant… mais la victime non. » Ce sourire persistant, capté dans chaque vidéo, révèle l’intention délibérée de provoquer et humilier.
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