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10 septembre 2026
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Incendie de Crans-Montana : la caution de 200 000 francs de Jessica Moretti n’aurait jamais été fixée par la justice

Six semaines après la tragédie du Constellation, une anomalie judiciaire…

Image d'illustration © TopTenPlay
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Une Caution Fantôme Au Cœur D’un Flou Judiciaire

Six semaines après la tragédie du Constellation, une anomalie judiciaire vient ébranler le dossier. Selon Il Messaggero, la caution de Jessica Moretti « a disparu » des milliers de pages transmises par le parquet aux avocats des parties civiles. Aucune trace du versement, aucune mention concrète de ce paiement pourtant exigé par la justice valaisanne. Le contraste est saisissant : celle de Jacques Moretti, son mari, apparaît clairement dans les documents officiels. 200 000 francs suisses introuvables dans un dossier où chaque détail compte.

Le parquet avait requis 400 000 francs pour le couple, soit 200 000 francs chacun. La part de Jacques a été acquittée le 23 janvier par un proche resté anonyme. Mais celle de Jessica semble plongée dans un vide juridique inexpliqué. Plus troublant encore : cette caution n’aurait même jamais été formellement fixée par le tribunal. Le 12 janvier, l’institution annonçait pourtant imposer des mesures alternatives à la détention, précisant que « le montant de cette caution, qui nécessite une enquête approfondie, sera déterminé ultérieurement ». Une promesse qui, à ce jour, n’a toujours pas été tenue.

Les avocats des victimes italiennes dénoncent ce manque de clarté et exigent des explications sur cette chronologie défaillante. Dans un dossier déjà marqué par les critiques contre la lenteur des procédures suisses, cette opacité financière ravive les soupçons autour de la gestion judiciaire de l’affaire.

Image d'illustration © TopTenPlay
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Chronologie D’une Décision Jamais Appliquée

Cette disparition s’inscrit dans une série d’incohérences temporelles qui interrogent. Le 12 janvier, le Tribunal cantonal des mesures coercitives du Valais annonçait des mesures alternatives pour Jessica Moretti, évoquant « un risque de fuite » et la nécessité d’« une enquête approfondie ». La formulation laissait entendre qu’un calcul était en cours. Onze jours plus tard, Jacques Moretti sortait de prison après le versement effectif de 200 000 francs. Pour son épouse, rien. Ni montant rendu public, ni trace de paiement, ni décision formelle six semaines après l’annonce initiale.

Le contraste procédural est brutal. D’un côté, une libération rapide et documentée. De l’autre, une promesse judiciaire qui semble s’être évaporée dans les méandres administratifs. « Le montant sera déterminé ultérieurement », précisait le tribunal. Cette formule prudente masquait-elle déjà des difficultés à établir les capacités financières réelles de la cogérante ? Ou révèle-t-elle une défaillance dans le suivi des décisions judiciaires ?

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