Le sinistre ne s’arrête pas aux murs du supermarché. Une fleuriste installée dans un local mitoyen est également touchée par les flammes, aggravant encore le bilan matériel de cette nuit de destruction.
L’enquête mène à une suspecte de 12 ans
Face à l’ampleur du sinistre, le parquet de Bordeaux ouvre rapidement une enquête pour « dégradation du bien d’autrui par moyens dangereux ». La brigade de recherches de la gendarmerie de Lesparre-Médoc est chargée des investigations.

C’est l’analyse minutieuse des images de vidéosurveillance de la commune et du magasin qui permet de faire avancer l’affaire. Les enquêteurs identifient une jeune fille mineure, âgée de 12 ans et habitante d’Hourtin, comme principale suspecte.
Elle est interpellée le 19 mars 2026 et placée en retenue, mesure équivalente à la garde à vue pour les mineurs. Lors de son audition, elle reconnaît immédiatement les faits, selon les déclarations du procureur de la République de Bordeaux, Renaud Gaudeul, le 23 mars 2026.
Des aveux et un « attrait pour le feu » reconnu
L’adolescente explique aux enquêteurs le déroulement précis des faits : « Elle précise avoir mis le feu à des vêtements qu’elle avait trouvés dans les caddies du magasin », rapporte le procureur Renaud Gaudeul.

Au-delà des aveux, la jeune fille confie également avoir un « attrait pour le feu ». Une révélation qui oriente d’emblée la réponse judiciaire vers un accompagnement à la fois pénal et sanitaire.
Une expertise psychiatrique a été réalisée dans la foulée. Ses conclusions écartent toute altération du discernement au moment des faits, établissant ainsi la responsabilité pénale de la mineure, condition nécessaire à toute poursuite judiciaire.
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