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21 septembre 2026
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Intelligence artificielle et cancer : comment un entrepreneur a créé un vaccin ARNm personnalisé qui a sauvé sa chienne condamnée

Ces fichiers génétiques deviennent la matière première d’une stratégie thérapeutique inédite. Conyngham intègre alors AlphaFold, l’outil d’intelligence artificielle de Google DeepMind, capable de prédire la forme des protéines mutées. L’objectif : identifier des cibles précises pour un traitement personnalisé.

Un médicament d’immunothérapie existant semble correspondre aux besoins de Rosie. Mais le laboratoire qui le produit refuse catégoriquement de le fournir pour un chien. Cette impasse aurait pu tout arrêter. Au lieu de cela, elle déclenche une nouvelle phase du projet.

Páll Thordarson, directeur de l’UNSW RNA Institute, rejoint l’équipe. Le chimiste propose une solution radicale : créer un vaccin à ARN messager spécifiquement conçu pour Rosie. Une première mondiale dans la médecine vétérinaire. En s’appuyant sur les mutations identifiées, son équipe développe un vaccin qui apprendra au système immunitaire de la chienne à reconnaître et attaquer ses propres cellules tumorales. Le délai de fabrication : moins de deux mois.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

La Fabrication Express D’Un Vaccin mRNA Sur Mesure

L’équipe de Thordarson fabrique le vaccin en un temps record. Moins de deux mois séparent l’analyse génétique des premières doses remises au vétérinaire de Rosie. Ce vaccin à ARN messager fonctionne comme ceux développés contre le Covid-19 : il transmet au système immunitaire les instructions pour reconnaître l’ennemi, ici les cellules cancéreuses spécifiques de la chienne.

Cette technologie, que des groupes comme Moderna testent déjà chez des patients humains atteints de certains cancers, trouve ici sa première application vétérinaire documentée. Le chimiste évoque une « démocratisation » potentielle de ces vaccins personnalisés, bien que le coût et la complexité du processus restent considérables.

Rosie reçoit sa première injection en décembre 2024, suivie d’un rappel en février. Paul Conyngham observe alors sa chienne avec une attention médicale. « En décembre, elle avait peu d’énergie car les tumeurs représentaient un énorme fardeau pour elle », se souvient-il.

Un mois après le rappel, les résultats dépassent les espérances prudentes de l’équipe. La plupart des tumeurs régressent nettement, l’une d’elles diminue d’environ 75 %. Plus spectaculaire encore : Rosie retrouve assez de vitalité pour sauter une clôture et poursuivre un lapin, comportements impensables quelques semaines auparavant.

Thordarson tempère cependant l’enthousiasme. Certains nodules n’ont pas répondu au traitement, rappelant que cette approche reste expérimentale et imparfaite.

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