Suivez-nous
22 juin 2026

Jean Reno diabétique depuis 17 ans : « Faites-vous dépister »

Jean Reno a accordé un entretien à L’Express dans lequel il se confie, sans détour, sur son diabète de type 2. Diagnostiqué il y a 17 ans, l’acteur de 68 ans s’injecte de l’insuline deux fois par jour et appelle désormais à un dépistage précoce.

Publicité

En bref

  • Diabétique de type 2 depuis 17 ans
  • Deux injections d’insuline quotidiennes pour réguler sa glycémie
  • Lance un appel au dépistage, message transmis à ses six enfants

Un héritage familial que Jean Reno « aurait voulu éviter »

Le diabète de type 2, Jean Reno le connaissait avant même d’en être atteint. Son père et sa tante ont tous deux vécu avec cette maladie chronique, ce qui rendait sa propre exposition au risque particulièrement élevée.

Dossier médical familial et stéthoscope, évoquant le risque héréditaire du diabète de type 2
Image d’illustration © Toptenplay

C’est lors d’une visite médicale obligatoire, préalable à tout tournage de film, que le diagnostic a été officiellement posé. L’acteur confie qu’il aurait voulu « échapper » à cette maladie, mais que l’héritage génétique en a décidé autrement.

Dans son entretien à L’Express, Jean Reno décrit le diabète de type 2 comme « une maladie sournoise » — une formule qui dit beaucoup sur la façon dont elle s’installe, souvent sans que le patient en prenne conscience immédiatement.

Publicité
17 ans
C’est depuis combien de temps Jean Reno vit avec un diabète de type 2, diagnostiqué lors d’une visite médicale avant un tournage.

Un divorce comme déclencheur des premiers symptômes

Jean Reno établit un lien direct entre un événement personnel douloureux et l’apparition des premiers signes de la maladie. « Ce fut mon second divorce », explique-t-il, faisant référence à sa séparation avec Nathalie Dyszkiewicz en 2001. Il qualifie cet épisode de « choc psychologique ».

Silhouette d'une personne en salle d'attente médicale, évoquant le diagnostic du diabète
Image d’illustration © Toptenplay

Les symptômes qui ont suivi sont ceux classiquement associés au diabète de type 2 : « Vous croyez vivre normalement, puis une nuit vous vous levez plusieurs fois pour aller uriner, vous avez tout le temps soif, vous ressentez une grosse fatigue, une éventuelle baisse de l’acuité visuelle », détaille-t-il dans L’Express.

Ces signes, souvent banalisés ou attribués à la fatigue, illustrent précisément pourquoi le dépistage précoce est si difficile à déclencher spontanément — et pourquoi l’acteur insiste aujourd’hui sur ce point.

Le diabète de type 2 en bref

Le diabète de type 2 est une maladie chronique caractérisée par un excès de glucose dans le sang, lié à une résistance à l’insuline. Il représente plus de 90 % des cas de diabète et se développe souvent de façon silencieuse pendant plusieurs années. Le dépistage repose sur une prise de sang simple, recommandée notamment en cas d’antécédents familiaux.

Publicité

D’un simple traitement aux injections d’insuline quotidiennes

Au moment du diagnostic, un traitement médicamenteux oral suffit dans un premier temps. Mais la maladie évolue rapidement. « Un an et demi après son déclenchement, je me suis mis, en plus, à me faire des injections d’insuline pour réguler ma glycémie », raconte Jean Reno.

Stylo à insuline et lecteur de glycémie, traitement quotidien du diabète de type 2
Image d’illustration © Toptenplay

Aujourd’hui, l’acteur s’injecte de l’insuline deux fois par jour. Pour s’assurer de la meilleure prise en charge possible, il a consulté de grands spécialistes américains, qui lui ont rappelé les exigences d’une hygiène de vie stricte imposée par cette pathologie.

Sur le plan alimentaire, les changements sont concrets : les sucres lents et les sucreries — « comme les gâteaux » — ont été réduits à la portion congrue. Malgré ces contraintes, Jean Reno se veut rassurant : « Depuis que je suis suivi, je n’ai pas connu de problème. »

« Faites-vous dépister » : un appel transmis jusqu’à ses six enfants

Fort de 17 ans de vie avec cette maladie chronique, Jean Reno a choisi de briser sa discrétion habituelle pour porter un message de santé publique. Sa conviction : « cette maladie s’apprivoise », à condition d’être détectée à temps.

Publicité
Consultation médicale pour un dépistage du diabète, médecin remettant une information au patient
Image d’illustration © Toptenplay

Il alerte sur la réalité du terrain : « Souvent, lorsque le diagnostic tombe, il est trop tard. » Un constat qui donne tout son sens à son appel, formulé sans ambiguïté dans L’Express : « Un seul mot d’ordre s’impose : Faites-vous dépister ! »

Ce message, il l’a aussi adressé à ses six enfants, conscient que le risque héréditaire pèse sur eux comme il pesait sur lui. Le dépistage du diabète de type 2, accessible via un simple bilan sanguin prescrit par un médecin, reste sous-utilisé en France malgré les recommandations des autorités de santé.

Jean Reno n’a pas précisé s’il prévoyait d’autres prises de parole publiques sur le sujet. Son appel au dépistage relance néanmoins la question de la sensibilisation grand public au diabète de type 2, dont les campagnes institutionnelles peinent à toucher les personnes asymptomatiques. La question de l’impact de telles prises de parole de personnalités sur les comportements de prévention reste entière.

Publicité
Partager sur Facebook