Face aux questions sur cette situation embarrassante, Jordan Bardella a dégainé une défense inattendue. « Il a été mis au ban du parti politique il y a 25 ans pendant 10 ans », a-t-il rappelé, avant d’invoquer un principe de réhabilitation : « On a aussi le droit, lorsqu’on a passé sa peine, de passer à autre chose ». Le président du RN a même élevé le débat en affirmant que « la cour suprême dans une démocratie, c’est le peuple français », transférant ainsi le jugement final aux électeurs plutôt qu’aux instances judiciaires.
Cette philosophie de la seconde chance révèle une doctrine à géométrie variable. Jordan Bardella a pris soin de tracer une ligne de démarcation : « Il est normal qu’on vérifie que vous n’ayez pas commis un braquage, un vol ou une agression ». Un argument qui soulève pourtant une contradiction flagrante, puisque Boccaletti a précisément été condamné pour des violences. L’indulgence affichée contraste singulièrement avec la fermeté proclamée, suggérant que la rigueur du RN s’applique différemment selon les profils concernés.
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