
La carte conserve son épaisseur standard de 0,76 millimètre et reste compatible avec tous les terminaux existants. Le commerçant n’a donc pas à changer son matériel : l’authentification se déroule entièrement à l’intérieur de la puce sécurisée, invisible pour le reste du réseau de paiement.
C’est là le point crucial en matière de sécurité : ni la banque, ni le marchand n’ont accès à l’empreinte digitale. Celle-ci est stockée sous forme chiffrée dans la puce et ne la quitte jamais. Le système compare simplement le pouce posé au modèle enregistré, sans aucune transmission de données biométriques vers l’extérieur.
Le sans contact, une révolution encore incomplète
Jusqu’au 27 juin 2024, le paiement sans contact était plafonné à 50 euros en France. Depuis cette date, le dispositif Sans Contact Plus permet de dépasser ce seuil — mais exige toujours la saisie du code PIN sur le terminal du commerçant. C’est précisément ce blocage qu’élimine la carte biométrique : l’empreinte digitale remplace la frappe du code pour les montants élevés, sans contrainte supplémentaire pour l’utilisateur ni modification du matériel du commerçant.
BNP Paribas pionnière, Crédit Agricole et Société Générale dans son sillage
BNP Paribas est la banque française la plus avancée sur ce terrain. Déployée à l’échelle nationale depuis 2021 sur sa carte Visa Premier, elle a déjà dépassé le cap des 100 000 cartes biométriques émises. L’option est facturée 24 euros par an et l’empreinte peut être enregistrée directement en agence avec un conseiller.
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