
La stratégie du géant américain combine trois axes : la tokenisation, le paiement en un clic grâce aux passkeys en remplacement des mots de passe traditionnels, et l’authentification biométrique. L’objectif affiché est de rivaliser avec Apple Pay et Google Pay, qui bénéficient déjà de ces atouts sur mobile et gagnent chaque année des parts de marché sur la carte physique.
Ce mouvement laisse pour l’instant les néobanques en retrait. Des acteurs comme Revolut peinent à intégrer la biométrie : leur modèle économique, fondé sur la gratuité des cartes, ne peut pas encore absorber le surcoût unitaire, même ramené sous les 5 dollars. La démocratisation de la carte à empreinte digitale passera donc, dans un premier temps, par les grands réseaux bancaires traditionnels.
La carte bancaire à empreinte digitale n’est plus un objet du futur : elle est déjà dans les portefeuilles de plus de 100 000 Français et sa diffusion devrait s’accélérer à mesure que les coûts de production continuent de baisser. Portée par BNP Paribas, le Crédit Agricole et la Société Générale, et inscrite dans une stratégie plus large de Mastercard visant à repenser le paiement d’ici 2030, cette technologie redessine silencieusement les règles du quotidien bancaire. Le code à quatre chiffres n’est pas encore mort — mais sa relève est déjà en place.
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