La situation est d’autant plus préoccupante que les munitions de ces systèmes dépendent de licences américaines, ce qui limite la souveraineté opérationnelle de la France en cas de crise internationale.
Le FLP-T : un programme national déjà à la traîne
Pour répondre à ce défi sur le long terme, la France a lancé en 2023 le programme frappe longue portée terrestre (FLP-T), destiné à doter l’armée de Terre d’un système d’artillerie nationale de nouvelle génération.

Mais ce programme accuse déjà des retards, selon BFM Business. Le décalage entre l’obsolescence des LRU en 2027 et la livraison effective du FLP-T crée ainsi une fenêtre de vulnérabilité capacitaire que les autorités militaires cherchent à combler.
Léo Péria-Peigné préconise une stratégie en deux volets : déployer rapidement une solution intermédiaire dans l’immédiat, tout en poursuivant le développement du FLP-T pour le long terme. Une approche pragmatique face à l’urgence de la situation.
L’artillerie longue portée, leçon de la guerre en Ukraine
Le conflit en Ukraine a démontré le rôle central des systèmes d’artillerie à longue portée dans les guerres modernes de haute intensité. Des systèmes comme le HIMARS américain ont profondément influencé le cours des opérations. Cette réalité a poussé de nombreux pays européens à accélérer la modernisation de leurs capacités d’artillerie.
Le K239 Chunmoo, candidat favori parmi plusieurs options
Parmi les solutions intermédiaires envisagées, le K239 Chunmoo sud-coréen s’impose comme le candidat privilégié selon le chercheur de l’Ifri. Ce système est déjà en service en Pologne, Estonie et Norvège, et a été testé dans d’autres pays, ce qui lui confère une précieuse interopérabilité avec les partenaires européens et internationaux de la France.

Une option de location auprès de la Pologne est même évoquée pour accélérer sa mise en service, réduisant ainsi les délais d’acquisition habituellement longs dans le domaine de la défense.
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