Ce refus lui vaut d’être inscrite sur la liste noire d’Hollywood. Pendant près de 12 ans, les portes du cinéma lui sont fermées. Cette période illustre comment les convictions personnelles pouvaient, à l’époque, détruire une carrière du jour au lendemain, sans recours possible devant la justice.
Lee Grant ne cède pas pour autant. Elle continue de jouer au théâtre, refusant de renier ses idées malgré l’exclusion professionnelle et la pression sociale qui pèsent sur elle.
La chasse aux sorcières à Hollywood
Dans les années 1940 et 1950, la Commission des activités antiaméricaines (HUAC) traquait les supposées influences communistes dans le monde du spectacle américain. Des centaines d’artistes, refusant de dénoncer leurs proches, furent inscrits sur des listes noires et privés de travail, sans procès ni condamnation formelle par la justice. Ce phénomène, souvent appelé « maccarthysme », a laissé des cicatrices durables dans l’histoire d’Hollywood.
Le retour triomphal et la consécration aux Oscars
Dans les années 1960, Lee Grant fait son retour sur grand écran. Son comeback est salué par la critique et le public, prouvant que son talent était intact malgré les années d’ostracisme.

En 1975, elle remporte enfin l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour le film Shampoo. Une récompense qui consacre son retour au sommet d’Hollywood, plus de deux décennies après ses débuts.
Parallèlement à sa carrière d’actrice, elle se tourne vers la réalisation et l’écriture. En 1975, elle crée sa propre sitcom. En 1986, elle remporte un second Oscar pour son documentaire Down and Out in America, consacré à la pauvreté aux États-Unis.
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