Le débat s’est prolongé en 2025. Le Monde indiquait alors, en s’appuyant sur l’Insee, que la fonction publique comptait 5,8 millions d’agents fin 2023, soit près de 62.000 de plus qu’un an plus tôt. Entre 2017 et 2022, les effectifs avaient augmenté de 178.000 agents.
Crèches et police municipale, arguments des élus locaux
Les débats précédents montrent où pourraient se concentrer les résistances. En octobre 2024, Le Monde rapportait que des élus locaux défendaient les 100.000 postes créés depuis 2010 dans la fonction publique territoriale. Leur argument principal : ces emplois correspondraient à des services demandés par les habitants.

Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux, avait résumé cette défense dans Le Monde : « Les 100 000 postes [qui ont été créés], ce n’est pas compliqué : c’est 80 000 agents dans les crèches et 20 000 policiers municipaux. » Cette réponse illustre la difficulté d’un objectif national appliqué à des métiers très concrets.
Pour Gabriel Attal, le risque politique tient donc au périmètre de sa mesure. Si elle vise tous les versants de la fonction publique, les réactions pourraient venir de l’État, des collectivités et de l’hôpital. Si elle cible seulement certains secteurs, il devra dire lesquels et justifier les services préservés.
Les prochaines étapes devront préciser le calendrier, le périmètre exact et le financement d’un éventuel plan de départs volontaires. Selon Le Monde, le premier tour de la présidentielle est prévu le 18 avril 2027 et le second le 2 mai 2027. D’ici là, syndicats, élus locaux et responsables budgétaires devraient demander un chiffrage complet, notamment sur l’indemnisation, les services protégés et les économies réellement attendues.

