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11 juin 2026

Les petits-enfants de Brigitte Macron harcelés à l’école à cause de la rumeur

Les conséquences de la rumeur complotiste visant Brigitte Macron ne se limitent pas à la Première dame elle-même : ses petits-enfants ont été directement touchés dans leur quotidien scolaire. C’est ce que révèle le documentaire La Fabrique du mensonge : Brigitte Macron, l’ombre de la rumeur, diffusé le 7 juin 2026 sur France 5.

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En bref

  • Rumeur née en 2021, toujours active cinq ans après
  • Des petits-enfants harcelés en classe à cause de la théorie
  • Dix personnes condamnées en janvier 2026, jusqu’à 6 mois ferme

Une théorie née en 2021 qui s’est propagée jusqu’aux cours de récréation

Tout commence en 2021 avec une affirmation aussi spectaculaire qu’infondée : Brigitte Macron serait née homme et serait en réalité Jean-Michel Trogneux, son propre frère. D’abord accueillie avec incrédulité, cette théorie s’est ensuite répandue massivement sur les réseaux sociaux, en France comme à l’étranger, selon le documentaire réalisé par Elsa Guiol.

Cour d'école avec des enfants de dos, illustration du harcèlement scolaire lié à la rumeur
Image d’illustration © Toptenplay

Malgré les démentis répétés et les preuves apportées pour démolir cette thèse, une partie du public continue d’y adhérer. La rumeur a fini par s’inviter jusque dans les établissements scolaires fréquentés par les proches de la Première dame.

Tristan Bromet, directeur de cabinet de Brigitte Macron, le confirme dans le documentaire : « Ça l’affecte parce que certains de [ses sept] petits-enfants ont été embêtés à l’école, en disant : « Ta grand-mère, c’est ton grand-père. » » Il précise également que plusieurs membres de la famille ont reçu des courriers anonymes à leur domicile. « Ce n’est pas rien », insiste-t-il.

Une rumeur née sur les réseaux sociaux en 2021

La théorie complotiste selon laquelle Brigitte Macron serait née homme et serait en réalité son propre frère, Jean-Michel Trogneux, est apparue en 2021. Malgré de nombreux démentis, elle s’est propagée massivement en France et à l’étranger. Brigitte Macron a porté plainte dès janvier 2022 pour diffamation et discrimination.

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« Depuis cinq ans, cette rumeur poursuit Brigitte Macron et ses proches »

Ces révélations font écho à des déclarations déjà formulées lors du procès des cyberharceleurs de Brigitte Macron. En octobre 2025, Tristan Bromet s’était exprimé auprès de BFMTV pour décrire le quotidien éprouvant de la Première dame. « Depuis cinq ans, cette rumeur poursuit Brigitte Macron et ses proches », expliquait-il alors.

Silhouette d'une femme de dos dans un couloir, illustration de l'impact moral de la campagne de désinformation
Image d’illustration © Toptenplay

Il avait détaillé l’impact émotionnel sur la Première dame : « Quand ses petits-enfants entendent dans la cour de récréation : « Écoute, ta grand-mère, ce n’est pas ta grand-mère, c’est ton grand-père », elle est touchée, elle est meurtrie. »

Brigitte Macron n’avait pas souhaité assister aux audiences du procès, mais avait transmis son ressenti par l’intermédiaire de son avocat. « Tout est odieux. J’ai préféré agir, d’où cette plainte », déclarait-elle. Elle évoquait également « un fort retentissement » sur son entourage et sur elle-même.

Une plainte déposée dès janvier 2022 après des attaques jugées diffamatoires

Face à l’ampleur de la campagne de désinformation, Brigitte Macron avait décidé d’agir rapidement sur le plan judiciaire. Dès janvier 2022, lors d’interventions sur TF1 puis RTL, elle annonçait son intention de porter plainte contre la diffusion répétée de contenus jugés diffamatoires et discriminatoires sur les réseaux sociaux.

Façade d'un tribunal correctionnel français, illustration de la procédure judiciaire engagée par Brigitte Macron
Image d’illustration © Toptenplay

Lors de son audition par les enquêteurs, réalisée à l’Élysée en décembre 2024, elle avait souligné la dimension internationale prise par l’affaire. « Je n’ai pas effectué un séjour à l’étranger sans que l’on m’en parle. Il n’y a pas un conjoint de chef d’État qui n’est pas au courant », avait-elle déclaré.

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Cette procédure judiciaire, engagée après des années de diffusion de contenus insultants, a abouti à un procès devant le tribunal correctionnel de Paris visant dix personnes accusées d’avoir diffusé ou relayé ces messages.

Dix condamnés en janvier 2026, dont des peines pouvant aller jusqu’à six mois ferme

En janvier 2026, le tribunal correctionnel de Paris a rendu son verdict dans le procès visant dix personnes poursuivies pour avoir diffusé ou relayé des messages insultants ou des rumeurs concernant Brigitte Macron. Parmi les prévenus figuraient notamment Amandine Roy, dont la chaîne YouTube avait largement contribué à la propagation de la théorie, ainsi que Bertrand Scholler, personnalité très suivie sur les réseaux sociaux.

Salle d'audience avec marteau de juge et documents, illustration des condamnations prononcées en janvier 2026
Image d’illustration © Toptenplay

Dans sa décision, le tribunal a estimé que les personnes poursuivies avaient bien participé à la diffusion de contenus rédigés dans des termes « dégradants » et « insultants ». Les condamnations prononcées peuvent aller jusqu’à six mois de prison ferme.

Ce jugement constitue l’aboutissement d’une procédure lancée quatre ans plus tôt. La question de savoir si ces condamnations suffiront à freiner la circulation de la rumeur sur les réseaux sociaux reste posée, notamment au regard de sa diffusion internationale documentée par Brigitte Macron elle-même lors de son audition.

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personnes ont été condamnées par le tribunal correctionnel de Paris en janvier 2026 pour avoir diffusé des contenus insultants visant Brigitte Macron, avec des peines pouvant aller jusqu’à six mois de prison ferme.

Le documentaire d’Elsa Guiol, diffusé sur France 5, relance le débat sur les mécanismes de diffusion des théories complotistes et leurs effets sur les proches des personnalités visées. Si le procès de janvier 2026 a débouché sur des condamnations, la rumeur continue de circuler selon les témoignages recueillis dans le film. Il reste à savoir si d’autres procédures judiciaires pourraient être engagées contre de nouveaux relais de cette désinformation, et si les plateformes numériques seront davantage mises en cause dans la chaîne de responsabilité.

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