
Malgré les démentis répétés et les preuves apportées pour démolir cette thèse, une partie du public continue d’y adhérer. La rumeur a fini par s’inviter jusque dans les établissements scolaires fréquentés par les proches de la Première dame.
Tristan Bromet, directeur de cabinet de Brigitte Macron, le confirme dans le documentaire : « Ça l’affecte parce que certains de [ses sept] petits-enfants ont été embêtés à l’école, en disant : « Ta grand-mère, c’est ton grand-père. » » Il précise également que plusieurs membres de la famille ont reçu des courriers anonymes à leur domicile. « Ce n’est pas rien », insiste-t-il.
Une rumeur née sur les réseaux sociaux en 2021
La théorie complotiste selon laquelle Brigitte Macron serait née homme et serait en réalité son propre frère, Jean-Michel Trogneux, est apparue en 2021. Malgré de nombreux démentis, elle s’est propagée massivement en France et à l’étranger. Brigitte Macron a porté plainte dès janvier 2022 pour diffamation et discrimination.
« Depuis cinq ans, cette rumeur poursuit Brigitte Macron et ses proches »
Ces révélations font écho à des déclarations déjà formulées lors du procès des cyberharceleurs de Brigitte Macron. En octobre 2025, Tristan Bromet s’était exprimé auprès de BFMTV pour décrire le quotidien éprouvant de la Première dame. « Depuis cinq ans, cette rumeur poursuit Brigitte Macron et ses proches », expliquait-il alors.

Il avait détaillé l’impact émotionnel sur la Première dame : « Quand ses petits-enfants entendent dans la cour de récréation : « Écoute, ta grand-mère, ce n’est pas ta grand-mère, c’est ton grand-père », elle est touchée, elle est meurtrie. »
Brigitte Macron n’avait pas souhaité assister aux audiences du procès, mais avait transmis son ressenti par l’intermédiaire de son avocat. « Tout est odieux. J’ai préféré agir, d’où cette plainte », déclarait-elle. Elle évoquait également « un fort retentissement » sur son entourage et sur elle-même.
Une plainte déposée dès janvier 2022 après des attaques jugées diffamatoires
Face à l’ampleur de la campagne de désinformation, Brigitte Macron avait décidé d’agir rapidement sur le plan judiciaire. Dès janvier 2022, lors d’interventions sur TF1 puis RTL, elle annonçait son intention de porter plainte contre la diffusion répétée de contenus jugés diffamatoires et discriminatoires sur les réseaux sociaux.

Lors de son audition par les enquêteurs, réalisée à l’Élysée en décembre 2024, elle avait souligné la dimension internationale prise par l’affaire. « Je n’ai pas effectué un séjour à l’étranger sans que l’on m’en parle. Il n’y a pas un conjoint de chef d’État qui n’est pas au courant », avait-elle déclaré.
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