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25 juin 2026

Livret A : pourquoi les banques bloquent les virements des grands-parents

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Livret A, Livret Jeune, LDDS : tous les livrets des mineurs sont visés

La restriction ne se limite pas au seul livret A. Le Livret Jeune, accessible aux jeunes de 12 à 25 ans, et le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) sont soumis aux mêmes règles. Dès lors qu’un compte sur livret est détenu par un mineur, les virements de tiers vers ce compte sont prohibés.

Livret A, Livret Jeune, LDDS : tous les livrets des mineurs sont visés
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Ces produits d’épargne réglementée occupent une place centrale dans les habitudes financières des Français. Le livret A à lui seul représente 56 millions de comptes ouverts en France, pour un encours total de 505 milliards d’euros à fin 2025, selon les données de la Banque de France. Depuis le 1er février 2026, son taux de rémunération est fixé à 1,5 %.

Pour les mineurs, ces comptes sont administrés par leurs représentants légaux — généralement les parents — jusqu’à la majorité. À partir de 18 ans, l’enfant devient pleinement titulaire et peut disposer librement des fonds accumulés. Dès 12 ans, il peut demander à transformer son livret A en livret Jeune, dont le taux de rémunération est au moins égal à celui du livret A.

505 milliards €
C’est l’encours total des livrets A détenus en France à fin 2025, selon la Banque de France, pour 56 millions de comptes ouverts.

Comment transmettre de l’argent à un petit-enfant en toute légalité

Si le virement direct est désormais exclu, des alternatives légales et accessibles existent. La plus simple consiste à virer la somme sur le compte courant des parents de l’enfant, charge à eux d’effectuer ensuite le transfert vers le livret. Cette étape intermédiaire peut sembler contraignante, mais elle reste la solution la plus courante pour la majorité des familles.

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Comment transmettre de l'argent à un petit-enfant en toute légalité
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Les spécialistes recommandent toutefois une autre méthode, jugée encore plus sûre : remettre un chèque nominatif à l’ordre du mineur. « Cela reste le plus sécurisé », confirme Maître Poulain de Saint-Père. Les parents ou tuteurs légaux peuvent ensuite déposer ce chèque pour créditer le compte épargne de l’enfant, sans passer par un virement externe.

Pour ceux qui souhaitent préparer l’avenir financier de leurs petits-enfants sur le long terme, d’autres produits méritent d’être envisagés. Le Plan Épargne Logement (PEL) ou l’assurance vie peuvent être ouverts dès la naissance de l’enfant et offrent des perspectives complémentaires, sans les contraintes réglementaires propres aux comptes sur livret.

Ce resserrement des règles rappelle que les comptes sur livret, malgré leur apparente simplicité, obéissent à un cadre juridique strict, en vigueur depuis plus d’un demi-siècle. Les grands-parents et autres proches qui souhaitent contribuer à l’épargne d’un enfant disposent toujours de solutions légales — chèque nominatif ou virement transitant par les parents —, mais doivent désormais composer avec cette étape intermédiaire. Une contrainte somme toute modeste au regard de l’objectif : constituer un capital solide pour les générations suivantes.

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