La disparition de Lyhanna, 11 ans, bouleverse le Gers. Un homme de 41 ans, Jérôme B., père d’une amie de la collégienne, a été mis en examen pour enlèvement et séquestration de mineure de moins de 15 ans, tandis que l’enquête tente toujours de retracer le parcours de l’enfant.
En bref
- —Lyhanna a disparu vendredi
- —Un suspect a été écroué
- —Des comportements passés interrogent
Une disparition qui mobilise le Gers
Lyhanna, collégienne de 11 ans scolarisée en 6e à Fleurance, a été aperçue pour la dernière fois vendredi dans le Gers. Depuis, les recherches se poursuivent pour comprendre ce qui s’est passé et reconstituer précisément son trajet.

L’affaire suscite une forte émotion locale. Selon les éléments rapportés, les enquêteurs cherchent encore à retracer le parcours de l’enfant, alors que la piste de l’enlèvement est désormais au cœur du dossier.
Le profil de la victime et son jeune âge renforcent la sensibilité de cette enquête. Dans ce type de disparition, chaque témoignage, déplacement ou horaire peut devenir un élément déterminant pour la sécurité de l’enfant et la progression des investigations.
Un suspect mis en examen
Jérôme B., 41 ans, est présenté comme le principal suspect dans la disparition de Lyhanna. Il est le père d’une amie de la jeune fille, un lien qui explique pourquoi il connaissait l’adolescente.

Lundi 1er juin, il a été mis en examen pour enlèvement et séquestration de mineure de moins de 15 ans, puis placé en détention provisoire. À ce stade, il demeure présumé innocent, comme toute personne mise en cause tant qu’elle n’a pas été jugée.
La mise en examen marque une étape importante sur le plan de la justice, mais elle ne clôt pas l’enquête. Les investigations doivent encore établir les faits, vérifier les déclarations et déterminer ce qui est arrivé à Lyhanna après sa dernière apparition connue.
Pour comprendre
Une mise en examen signifie qu’il existe des indices graves ou concordants justifiant la poursuite d’investigations contre une personne. Elle ne vaut pas condamnation : le suspect reste présumé innocent, tandis que les enquêteurs poursuivent leurs vérifications.
Des déclarations jugées imprécises
Face aux enquêteurs, Jérôme B. a confirmé avoir fait monter Lyhanna dans sa voiture. Il affirme cependant l’avoir ensuite déposée à la piscine.

Cette version n’a pas levé les doutes des autorités. Le parquet a indiqué que ses déclarations étaient apparues « contradictoires et imprécises », un élément central dans l’orientation de l’enquête.
La famille de Lyhanna est représentée par un avocat, qui a notamment indiqué que les proches avaient coupé tout contact avec le suspect après un comportement jugé problématique. Cette rupture passée fait partie des éléments désormais examinés autour du contexte de la disparition.
Des comportements antérieurs signalés
Selon l’avocat de la famille, les proches de Lyhanna avaient interrompu les contacts avec Jérôme B. après une soirée pyjama au cours de laquelle il aurait eu un comportement problématique, décrit comme des « chatouilles » insistantes.

La mère de Lyhanna a également affirmé que le suspect apportait des « goûters tous les jours » à l’adolescente. D’après les informations citées par L’Indépendant, Jérôme B. était régulièrement aperçu aux abords du collège de Fleurance, ainsi qu’au rayon gâteaux de l’Intermarché de la ville, « toujours en compagnie de jeunes adolescentes ».
Un autre témoignage évoque sa présence dans un parc de jeux, avec sa fille et d’autres enfants. La mère d’un élève de troisième du même établissement dit l’avoir déjà vu assis avec une autre jeune fille, une situation qu’elle jugeait déplacée.
Le passé professionnel du suspect est aussi mentionné dans l’article. Après plusieurs remplacements comme agent d’entretien dans des lycées du Gers, il avait fait l’objet d’un licenciement disciplinaire au lycée Lannes, à Lectoure, en février 2021, à la suite d’une alerte liée à des messages insistants envoyés à une élève sur les réseaux sociaux.
L’enquête reste centrée sur la reconstitution du parcours de Lyhanna et sur les déclarations du suspect, jugées contradictoires et imprécises par le parquet. Les éléments rapportés sur ses comportements passés, autour du collège, du rayon gâteaux et d’un précédent licenciement disciplinaire, nourrissent désormais les investigations, sans préjuger de l’issue judiciaire du dossier.


