
Interrogé sur l’un de ses propres dérapages verbaux lors d’un entretien avec TF1, l’ancien président avait reconnu son erreur sans détour : « Un président ne devrait pas faire ça, c’était une erreur voire une faute ».
Sarkozy avait toutefois revendiqué une certaine authenticité, déclarant : « Je n’aurais jamais dû dire ça, mais je suis ce que je suis », avant d’ajouter : « Je préfère 100 fois ce risque à celui de l’indifférence, de l’absence de sentiment ». Une manière d’assumer les aspérités d’une personnalité publique exposée en permanence.
L’ouvrage de Corinne Lhaïk offre un éclairage rare sur la face cachée d’une présidence souvent perçue comme froide et distante. Entre colères privées, frustrations médiatiques et aspirations littéraires tenues secrètes, le portrait d’Emmanuel Macron qui en ressort est celui d’un homme plus complexe que son image officielle ne le laisse supposer. Ces révélations rappellent, après l’exemple de Nicolas Sarkozy, que la fonction présidentielle n’efface pas entièrement l’humanité — ni les failles — de ceux qui l’exercent.
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