Concrètement, le corps change de source d’énergie principale. La spécialiste explique : «En réduisant la consommation de glucides au profit des lipides, on permet la production de corps cétoniques par le foie, lesquels sont un carburant complémentaire pour le corps. Ainsi, on diminue les taux sanguins de sucre et d’insuline, ce qui entraîne une bascule métabolique hormonale encourageant la combustion de graisses stockées dans le corps.»
Un équilibre durable grâce à la fin des fringales
Au-delà de la perte de poids, ce mode d’alimentation agit également sur les envies de grignotage. La Dr Bourdua-Roy précise : «En stabilisant le taux de sucre dans le sang et la sécrétion d’insuline, la diète keto met fin aux fringales et aux grignotages, et ce d’autant plus que les corps cétoniques produits et la consommation plus élevée de graisses ont un effet coupe-faim.»

Elle ajoute un bénéfice supplémentaire souvent cité par les adeptes de ce type d’alimentation : «Elle permet de se libérer de la dépendance au sucre.» Un point central pour Marion Bartoli, qui cherchait précisément à rompre avec des comportements alimentaires extrêmes.
En adoptant cette approche, l’ancienne championne affirme avoir retrouvé un poids qu’elle juge optimal, mais surtout une sérénité mentale durable. Son témoignage rappelle que la santé alimentaire ne se résume pas à un chiffre sur la balance, mais à un rapport apaisé à son propre corps.
Le parcours de Marion Bartoli illustre les fragilités qui peuvent toucher les sportifs de haut niveau après leur retraite, loin des cadres structurants de la compétition. En choisissant de supprimer le sucre et d’adopter un régime cétogène, elle affirme avoir trouvé un équilibre qu’elle n’avait pas connu depuis des années. Son témoignage, rare dans sa franchise, contribue à déstigmatiser les troubles alimentaires et rappelle que la reconstruction passe souvent par des choix simples mais radicaux. Une leçon qui dépasse largement le cadre du sport.
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