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25 mai 2026

Mathilde Panot dévoile ses deux décisions radicales : adieu à ces piliers de la sécurité actuelle

Mathilde Panot Dévoile La Feuille De Route Sécuritaire Des Maires LFI

Dans la foulée des débats passionnés sur la sécurité, Mathilde Panot, présidente du groupe LFI-NFP à l’Assemblée nationale, pose un jalon majeur dans le paysage politique français. Invitée sur BFM Politique ce dimanche 6 juillet, elle affirme sans détour la volonté de sa formation : « les maires LFI élus lors des prochaines municipales désarmeront la police municipale ». Cette annonce, à la fois ferme et réfléchie, s’inscrit dans une vision de rupture avec l’arsenal sécuritaire développé ces dernières années.

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Reprenant le fil de son intervention, Mathilde Panot précise que la transition ne sera ni brutale ni injuste pour les agents concernés. « On ne va pas les faire disparaître du jour au lendemain, ni leur enlever leur travail du jour au lendemain », insiste-t-elle, soulignant l’importance d’un processus progressif. L’objectif affiché est clair : réintégrer les policiers municipaux dans la police nationale, recentrer leurs missions et restaurer une logique de service public unifié. Cette orientation, qui fait débat, propose une alternative à la multiplication des polices locales et à l’escalade des moyens déployés sur le terrain.

La critique des politiques sécuritaires actuelles se fait plus mordante encore lorsqu’elle interroge leur efficacité réelle. Mathilde Panot dénonce la « surarmement à tout va » et la prolifération des dispositifs sans évaluation probante de leurs résultats. Elle interpelle : « Qu’est-ce que ça a créé ? Vous ne faites que de dire que la situation sécuritaire est catastrophique. Donc ce ne sont pas des solutions. » Une remise en cause frontale des choix opérés par de nombreux exécutifs locaux, qui fait écho à la lassitude d’une partie de la population face à l’augmentation des tensions et à l’absence de sentiment de sécurité renforcé.

Sur les réseaux sociaux, le débat s’enflamme. Le tweet de BFMTV relayant les propos de la députée fait le tour des timelines, cristallisant les positions : « Mathilde Panot (LFI) affirme que les maires LFI élus lors des prochaines municipales désarmeront la police municipale et démantèleront la vidéosurveillance ». Un écho immédiat qui témoigne de la portée de ces annonces et de leur potentiel à reconfigurer le débat public, alors que la question de la sécurité reste au cœur des préoccupations nationales [lindependant.fr](https://www.lindependant.fr).

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À la croisée de la critique et de la proposition, cette feuille de route esquissée par Mathilde Panot amorce un changement de cap, interrogeant les fondements mêmes de la politique sécuritaire locale.

Vidéosurveillance : Une Remise En Cause Radicale

Dans la continuité de sa critique des dispositifs sécuritaires, Mathilde Panot s’attaque frontalement à la généralisation de la vidéosurveillance. Pour la présidente du groupe LFI-NFP, l’équation est limpide : il n’existe aucune preuve tangible de l’utilité généralisée des caméras dans l’espace public. « Je le redis, je ne suis pas favorable à ce qu’on mette des caméras de surveillance partout, qui n’ont encore une fois jamais prouvé leur utilité », affirme-t-elle sans ambages. Cette position tranche avec la tendance actuelle qui, sous couvert de lutte contre l’insécurité, a vu fleurir les dispositifs de surveillance dans de nombreuses communes.

La remise en cause ne se limite pas à une déclaration de principe. Mathilde Panot précise que l’abolition des caméras ne sera pas systématique, mais s’inscrira dans une stratégie progressive, respectant les contrats en cours. Il ne s’agit pas de procéder à un « grand soir » de la vidéosurveillance, mais bien d’évaluer la pertinence de chaque installation, de questionner leur efficacité réelle et d’éviter toute fuite en avant technologique. En filigrane, c’est la question de la dépense publique et de la confiance citoyenne qui se pose : à quoi bon investir dans des dispositifs dont l’apport concret n’est pas démontré ?

La députée du Val-de-Marne va plus loin en interpellant ses contradicteurs sur la logique même de ces choix politiques. Faut-il persister dans une escalade technologique qui n’apaise ni les tensions ni le sentiment d’insécurité ? Son propos vise à replacer le débat sur le terrain de l’utilité et de la preuve, loin des réflexes pavloviens qui assimilent systématiquement sécurité et surveillance accrue. En creux, c’est aussi une vision de la ville qui se dessine, où la présence humaine et la prévention primeraient sur la multiplication des caméras.

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Ce positionnement, loin d’être anodin, alimente une réflexion de fond sur la place de la technologie dans nos sociétés. Il interroge la capacité des politiques publiques à s’affranchir des solutions toutes faites pour privilégier une approche fondée sur l’évaluation et la transparence. Une démarche qui invite à repenser les priorités, alors que la question sécuritaire demeure un sujet de clivages et de passions.

La Déconstruction Des Politiques Sécuritaires Actuelles

Dans la foulée de cette remise en cause des solutions technologiques, Mathilde Panot élargit la critique aux fondements mêmes des politiques sécuritaires en vigueur. Loin de se limiter à la vidéosurveillance, elle pointe du doigt l’ensemble des dispositifs mis en place ces dernières années, et en particulier les opérations dites « place nette ». Pour la présidente du groupe LFI-NFP, le constat est sans appel : « un échec patent ». Derrière cette formule, c’est tout un modèle axé sur la répression et la présence policière renforcée qui est remis en question.

Panot ne se contente pas d’une critique abstraite. Elle interpelle directement sur les conséquences sociales de ces choix, s’appuyant sur une rhétorique percutante : « Ne faites pas semblant que c’est extrêmement choquant de proposer ça. Tous ceux qui ont mis de la police municipale à tout va, qui l’ont surarmé à tout va et qui ont mis des caméras de surveillance, qu’est-ce que ça a créé ? Qu’est-ce que ça a créé ? Vous ne faites que de dire que la situation sécuritaire est catastrophique. Donc ce ne sont pas des solutions. » Cette interrogation, livrée en direct sur BFMTV, invite à reconsidérer la logique d’accumulation des moyens sécuritaires comme réponse unique à la crise de la sûreté.

Au-delà du constat d’échec, la députée du Val-de-Marne s’attarde sur les conséquences concrètes des réformes successives. L’un des points saillants de son intervention concerne la disparition progressive des médiateurs de rue, ces acteurs de terrain qui assuraient la prévention et le lien social dans de nombreux quartiers. Leur suppression, souvent justifiée par des arbitrages budgétaires, a, selon elle, contribué à fragiliser le tissu social et à priver les familles d’un relais essentiel. Panot déplore également le désengagement progressif de l’État vis-à-vis des associations, évoquant des structures « complètement asséchées financièrement » et incapables de remplir leur mission de proximité.

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Ainsi, à travers cette déconstruction méthodique, la présidente du groupe LFI-NFP met en relief une réalité préoccupante : la multiplication des outils sécuritaires ne suffit pas à enrayer le sentiment d’insécurité, et peut même accentuer le malaise en fragilisant les dispositifs de prévention et d’accompagnement. La réflexion s’impose : comment repenser en profondeur l’équilibre entre répression, prévention et cohésion sociale dans nos villes ?

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