Cette stratégie bouleverse la logique médicale actuelle. Plutôt que multiplier les traitements pour chaque pathologie, les chercheurs explorent la possibilité d’agir en amont sur les mécanismes communs favorisant cancers, maladies cardiovasculaires et troubles neurodégénératifs. Les enjeux dépassent largement la simple prolongation de la vie : préserver l’autonomie, réduire la dépendance et limiter le fardeau des maladies chroniques dans des populations vieillissantes.
Si TAME confirme les observations initiales, la metformine deviendrait le premier exemple validé d’une médecine ciblant la biologie du vieillissement plutôt que ses conséquences. Un médicament ancien, largement prescrit et bien toléré, ouvrirait alors la voie à une nouvelle génération de traitements géroprotecteurs. Cette perspective transformerait radicalement notre approche de la santé après 60 ans, passant d’une accumulation de soins curatifs à une intervention préventive globale sur les processus biologiques fondamentaux.
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