L’enquête devra encore établir le niveau de discernement du garçon et la nature exacte de ses intentions, le mineur restant présumé innocent à ce stade de la procédure.
Couvre-feu, interdiction de contact et hospitalisation envisagée pour le mis en examen
Le juge d’instruction ordonne une mesure éducative judiciaire provisoire (MEJP), cadre légal le plus contraignant disponible pour un enfant de cet âge. Elle comprend une interdiction de sortir de son domicile entre 22 heures et 6 heures, une interdiction de tout contact avec la victime, et un suivi assuré par la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).

Le procureur Wattebled précise que « des démarches ont d’ores et déjà été entreprises pour faire hospitaliser le mis en examen », laissant entrevoir une prise en charge médicale ou psychiatrique en parallèle du volet judiciaire.
De son côté, la victime, âgée de 22 ans, devra se reconstruire après cette agression. Blessée physiquement et exposée à un traumatisme majeur, elle pourra s’appuyer, selon les informations disponibles, sur ses proches et sur des associations spécialisées dans l’accompagnement des victimes.
La procédure suit désormais son cours devant le juge d’instruction, qui devra notamment faire évaluer le discernement du garçon par des experts. La question de son hospitalisation, évoquée par le procureur Wattebled, reste en suspens. Pour la victime, le chemin judiciaire sera long : l’instruction peut durer plusieurs mois avant qu’un renvoi éventuel devant le tribunal pour enfants soit envisagé. La qualification des faits — tentative de meurtre et tentative de viol avec arme — pourrait également évoluer au fil des investigations.
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