
Les moisissures prolifèrent dès que le taux d’humidité dépasse 65 % — seuil dépassé dans près de 70 % des logements insalubres. Chaque année, plus de 20 000 hospitalisations pour maladies respiratoires sont directement attribuées à l’insalubrité des logements selon les données disponibles.
Le cadre légal est pourtant clair : tout bailleur social est tenu de fournir un logement décent et exempt de risques pour la santé de ses occupants. En cas de manquement, les locataires peuvent saisir l’Agence régionale de santé, un conciliateur de justice ou les tribunaux. Mais ces procédures sont longues, complexes et épuisantes — comme en témoigne l’éprouvant parcours de Chantal Callet.
L’affaire Kantin met en lumière les failles d’un système où des locataires de logements sociaux dégradés peinent à faire valoir leurs droits face à des bailleurs peu réactifs. Si la décision de février 2026 constitue un précédent judiciaire notable — en établissant pour la première fois un lien entre un logement insalubre et la mort d’un locataire — la famille estime que l’indemnisation accordée est loin d’être à la hauteur du préjudice. Pour Chantal Callet, le véritable enjeu est désormais celui de la prévention : que le nom de son fils serve à protéger d’autres vies, et que les bailleurs sociaux soient contraints d’agir bien avant que le drame ne survienne.
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