L’affaire de Plouasne est encore au stade de la garde à vue : les mises en examen, si elles interviennent, permettront de déterminer plus précisément les responsabilités de chacun des protagonistes. Mais les faits établis sont déjà d’une gravité rare : une femme est morte, plaquée au sol et ligotée par des élus de sa commune qui ont agi en dehors de tout cadre légal. La requalification en arrestation arbitraire ayant entraîné la mort traduit la sévérité avec laquelle la justice aborde ce dossier. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’en France, même face à une personne en détresse psychique, aucun élu ne dispose du droit d’agir par la force sans ordre judiciaire ou médical. Cette tragédie devrait servir de signal d’alarme sur la formation des élus locaux et sur la diffusion des procédures légales qui existent précisément pour éviter de tels drames.
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