📌 Mort au travail chez Lustucru : un jeune ouvrier happé par un laminoir lors du nettoyage

Posted 19 avril 2026 by: Admin #Cuisine

Un jeune homme d’une vingtaine d’années est mort dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 avril 2026 à l’usine Lustucru Frais de Saint-Genis-Laval, au sud de Lyon. Alors qu’il procédait au nettoyage d’un laminoir à pâte, la machine s’est activée et l’a happé : malgré l’intervention rapide des secours, il a été déclaré mort sur place. Une enquête associant la gendarmerie, l’Inspection du travail et le parquet de Lyon a été ouverte.

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En bref

  • Un jeune ouvrier d’une vingtaine d’années décédé sur son lieu de travail
  • Happé par un laminoir lors d’une opération de nettoyage
  • 150 salariés placés en chômage technique dès le lendemain

Un nettoyage qui vire au drame peu avant minuit

C’est peu avant 23 heures que l’irréparable se produit dans les ateliers de l’usine Lustucru Frais, installée chemin des Moulins à Saint-Genis-Laval, commune de la métropole lyonnaise. Un jeune salarié s’attelle au nettoyage d’un laminoir à pâte — cette machine industrielle destinée à aplatir et étirer la pâte alimentaire — lorsque l’équipement s’active brutalement.

Un nettoyage qui vire au drame peu avant minuit
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Le jeune homme est happé par le mécanisme et ne parvient pas à se dégager. Quinze sapeurs-pompiers se déploient sur site en urgence, accompagnés des forces de gendarmerie. Malgré leurs efforts, le salarié est déclaré mort sur place. Aucune réanimation n’a pu le sauver.

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L’usine de Saint-Genis-Laval produit des pâtes fraîches, des gnocchis et des quenelles. Elle emploie environ 150 salariés. Cette nuit-là, la chaîne de production est stoppée immédiatement après le drame.

L’usine à l’arrêt, 150 salariés en chômage technique

Au lendemain du drame, samedi 18 avril, l’intégralité du personnel du site est placée en chômage technique. La chaîne de production reste à l’arrêt, le temps que les autorités compétentes puissent établir les circonstances exactes de l’accident et statuer sur les conditions d’une éventuelle reprise d’activité.

L'usine à l'arrêt, 150 salariés en chômage technique
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Le choc est profond au sein de l’établissement. L’usine de Saint-Genis-Laval est l’un des sites industriels emblématiques du groupe Lustucru Frais, spécialisé dans la production de pâtes alimentaires fraîches destinées à la grande distribution. La brutalité de l’accident, survenu en pleine nuit dans un atelier de production, a laissé les équipes sous le choc.

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La direction du site n’avait pas fait de déclaration publique au moment de la publication de cet article. La préfecture du Rhône a en revanche communiqué rapidement, précisant les contours de l’enquête à venir et les conditions nécessaires pour envisager une reprise partielle de l’atelier concerné.

Gendarmerie, Inspection du travail et parquet de Lyon : une enquête coordonnée

Une enquête judiciaire a été ouverte dès la nuit du drame par la gendarmerie, chargée de reconstituer précisément le déroulement de l’accident. Les premières constatations ont été réalisées sur place afin de préserver les éléments susceptibles d’éclairer les circonstances du décès.

Gendarmerie, Inspection du travail et parquet de Lyon : une enquête coordonnée
Image d’illustration © TOPTENPLAY

À partir du lundi 21 avril, l’Inspection du travail devait rejoindre la gendarmerie et le parquet de Lyon pour mener des investigations complémentaires. Selon la préfecture du Rhône, cette enquête tripartite devra permettre « le cas échéant, une reprise d’activité de l’atelier en veillant à ce que toutes mesures conservatoires soient prises en termes de sécurité des salariés ».

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La formulation de la préfecture est claire : la reprise de la production dans l’atelier concerné est conditionnée aux conclusions de l’enquête et à la mise en œuvre effective de garanties de sécurité. Aucun délai n’a été précisé à ce stade.

La consignation des machines : une obligation légale

En France, le Code du travail impose aux employeurs de mettre en place des procédures de consignation avant toute opération de nettoyage ou de maintenance sur des machines industrielles. Ce dispositif vise à neutraliser toute source d’énergie susceptible de provoquer un démarrage accidentel. Son non-respect constitue une faute grave susceptible d’engager la responsabilité pénale de l’employeur.

Le nettoyage des machines, une phase parmi les plus meurtrières en industrie

L’accident de Saint-Genis-Laval n’est pas un cas isolé dans le secteur industriel. Les opérations de nettoyage des machines sont statistiquement parmi les plus accidentogènes : elles supposent une intervention à proximité directe des organes mécaniques, dans des conditions où la vigilance peut être réduite par la répétitivité des tâches ou la fatigue, notamment en horaires de nuit.

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Le nettoyage des machines, une phase parmi les plus meurtrières en industrie
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Ces phases exigent l’application de procédures strictes de consignation et déconsignation — autrement dit, la mise hors tension et le verrouillage physique des machines pour empêcher toute activation intempestive pendant l’intervention d’un opérateur. Tout manquement à ce protocole peut avoir des conséquences fatales.

Les chiffres nationaux témoignent de l’ampleur du problème : en 2024, 764 salariés sont morts dans un accident du travail en France, dans le cadre du régime général. En intégrant les accidents de trajet et les maladies professionnelles, ce sont environ 1 300 décès liés au travail qui sont recensés chaque année, soit deux à trois morts par jour. L’industrie demeure l’un des secteurs les plus exposés.

764
C’est le nombre de salariés morts dans un accident du travail en France en 2024, selon le régime général — soit deux à trois décès par jour ouvré.

Le décès de ce jeune ouvrier à Saint-Genis-Laval rappelle avec brutalité que les accidents du travail restent une réalité meurtrière dans l’industrie française. L’enquête menée conjointement par la gendarmerie, l’Inspection du travail et le parquet de Lyon devra déterminer si les procédures de sécurité obligatoires ont bien été respectées — et, si ce n’est pas le cas, établir les responsabilités. Pour les 150 salariés du site placés en chômage technique, l’attente est aussi celle d’un retour au travail dans des conditions qui garantissent enfin leur sécurité.

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