
Le jeune homme est happé par le mécanisme et ne parvient pas à se dégager. Quinze sapeurs-pompiers se déploient sur site en urgence, accompagnés des forces de gendarmerie. Malgré leurs efforts, le salarié est déclaré mort sur place. Aucune réanimation n’a pu le sauver.
L’usine de Saint-Genis-Laval produit des pâtes fraîches, des gnocchis et des quenelles. Elle emploie environ 150 salariés. Cette nuit-là, la chaîne de production est stoppée immédiatement après le drame.
L’usine à l’arrêt, 150 salariés en chômage technique
Au lendemain du drame, samedi 18 avril, l’intégralité du personnel du site est placée en chômage technique. La chaîne de production reste à l’arrêt, le temps que les autorités compétentes puissent établir les circonstances exactes de l’accident et statuer sur les conditions d’une éventuelle reprise d’activité.

Le choc est profond au sein de l’établissement. L’usine de Saint-Genis-Laval est l’un des sites industriels emblématiques du groupe Lustucru Frais, spécialisé dans la production de pâtes alimentaires fraîches destinées à la grande distribution. La brutalité de l’accident, survenu en pleine nuit dans un atelier de production, a laissé les équipes sous le choc.
La direction du site n’avait pas fait de déclaration publique au moment de la publication de cet article. La préfecture du Rhône a en revanche communiqué rapidement, précisant les contours de l’enquête à venir et les conditions nécessaires pour envisager une reprise partielle de l’atelier concerné.
Gendarmerie, Inspection du travail et parquet de Lyon : une enquête coordonnée
Une enquête judiciaire a été ouverte dès la nuit du drame par la gendarmerie, chargée de reconstituer précisément le déroulement de l’accident. Les premières constatations ont été réalisées sur place afin de préserver les éléments susceptibles d’éclairer les circonstances du décès.

À partir du lundi 21 avril, l’Inspection du travail devait rejoindre la gendarmerie et le parquet de Lyon pour mener des investigations complémentaires. Selon la préfecture du Rhône, cette enquête tripartite devra permettre « le cas échéant, une reprise d’activité de l’atelier en veillant à ce que toutes mesures conservatoires soient prises en termes de sécurité des salariés ».
La formulation de la préfecture est claire : la reprise de la production dans l’atelier concerné est conditionnée aux conclusions de l’enquête et à la mise en œuvre effective de garanties de sécurité. Aucun délai n’a été précisé à ce stade.
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